vendredi 25 mars 2016

Nîmes : simulation d’une attaque à l’arme chimique dans une «fans-zone»

* Les événements sportifs d'envergure sont souvent identifiés comme de potentielles cibles pour des attentats. Ce n'est là rien de nouveau. Toutefois, il nous est permis de croire, à la lumière des simulations qui ont pris place avant la majorité des attentats, qu'un jour vient où ce type d'attaque chimique ou bactériologique finira par se produire et ce, devant des millions de téléspectateurs, dans un stade bondé d'amateurs de sport. Le Championnat de football est un symbole fort en Europe, une cible de choix...
Alors que la menace terroriste n’a jamais été aussi élevée en France, les autorités françaises redoutent un attentat pendant l’Euro-2016 de football, qui aura lieu en juin. Pour se préparer à la pire des éventualités, un exercice simulant une attaque à l’arme chimique lors d’un match a eu lieu à Nîmes, ce jeudi 17 mars, dans une « fans-zone », où pourront se retrouver les supporters pendant l’évènement sportif.
La simulation s’est déroulée dans l’enceinte de l’école nationale de police à Nîmes, en fin d’après-midi, en présence de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, et de Patrick Kanner, le ministre des Sports. Les services de sécurité intérieure, publique et civile ont testé grandeur nature une attaque chimique terroriste. Pour l’occasion, de nombreuses personnes étaient mobilisées : 50 CRS, 130 sapeurs-pompiers, des marins pompiers de Marseille, la Bac, les services de police judiciaire et de l’unité constox (constatation en milieu toxique), des militaires, la sécurité publique, les médecins du Samu, le déminage, des associations comme la Croix-Rouge… On comptait également 1050 élèves gardiens de la paix et 180 cadets de la République pour jouer les figurants. L’attaque visait une « fans-zone », un espace destinée à accueillir les supporters en dehors des stades.
« Ces exercices réalisés sur l’ensemble du territoire national permettent de tester les conditions d’intervention en cas d’attentat. A Nîmes, il s’agit du risque chimique ou bactériologique. Non pas qu’il y ait un risque réel de ce type d’attentat. Mais nous devons envisager toutes les hypothèses », a commenté Bernard Cazeneuve.

Source:
http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/18/2306885-nimes-simulation-attaque-arme-chimique-fans-zone.html

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire