jeudi 22 avril 2021

Le Tribunal de la jeunesse a statué qu’une enfant pourra se faire tester et vacciner contre la COVID-19, malgré l’opposition de sa mère tenant un discours complotiste

Disant comprendre « certaines inquiétudes de la mère », la juge Nancy Moreau a basé sa décision sur « l’intérêt de l’enfant ».

« Les impacts reliés à un refus de procéder à un test de dépistage lorsque suggéré par la Santé publique ou encore au refus d’administrer un vaccin le cas échéant (l’enfant n’a que dix ans) s’avèrent considérables et contraires à son intérêt », a écrit la magistrate. 

L’enfant avait été confiée en bas âge à sa tante et son conjoint. Or, la mère pouvait toujours avoir certains contacts. 

Complotiste

Cette dernière, qui a participé à plusieurs manifestations, a adopté un « discours “complotiste” à l’égard des instances gouvernementales et médias de masse », peut-on lire dans la récente décision. 

La mère affirme notamment que le test de dépistage « peut entraîner des séquelles neurologiques », tandis que le port du masque en causerait aux poumons. 

La juge a toutefois tranché en faveur des demandes de la Directrice de la protection de la jeunesse lui permettant de « signer les autorisations de santé requises entourant la COVID-19, incluant le vaccin, si nécessaire ».

https://www.journaldemontreal.com/2021/04/22/la-dpj-pourra-forcer-le-depistage

2 commentaires:

  1. Bonjour Isabelle, j'espère que tout va bien pour vous, j'aimerais juste attirer votre attention sur l'affaire Mia en France qui me semble assez révélatrice et illustre bien l 'instrumentalisation des mouvements dits complotistes. On retombe dans le schéma type Qanon/trump sauf que cette fois c'est servi à la sauce européenne à un public pas vraiment survivaliste ni souverainiste, et cela juste pour préparer l'opinion à cette diabolisation de toute tendance qui va l'encontre de la pensée dominante/unique.
    *Bien à vous,
    Fabrice de Paris

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  2. Il faut vraiment que ça monte en Cour d'appel pour clarifier les critères concernant les vaccins. Ça prend un bon dossier cependant. Les théories du complot ne soulèvent pas tellement la sympathie des juges. Dans ces affaires, la Cour, malheureusement juge selon sa sympathie envers l'un ou l'autre parent. Dans l'affaire Droit de la famille — 171705,2017 QCCS 3229 le juge avait refusé la vaccination sur la base que ce n'était pas un soin requis par l'état de santé de l'enfant. Le médecin recommandait la vaccination à tous les enfants, donc n'avait pas pris en compte la situation personnelle de l'enfant. Le père voulait faire vacciner l'enfant contre la grippe pour ne pas qu'il la lui transmette. Le juge a conclu de façon cinglante que si le père voulait être protégé contre la grippe, il n'avait qu'à se faire lui même vacciner. Ça prend de bon cas pour faire de la bonne jurisprudence.

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