Les temps sont durs. L’inflation ronge tout: le pain, le loyer, l’essence, les vêtements, jusqu’aux petits plaisirs qui rendaient la vie plus agréable et plus douce. On travaille, on économise, on se prive, et pourtant la sensation de stagner, voire de reculer, devient.de plus en plus écrasante.
Pour beaucoup d’entre nous, cela dépasse largement l'inquiétude matérielle. C’est une véritable crise de sens qui s’installe, silencieuse et profonde. On se lève le matin en se demandant: à quoi bon tout cela? Pourquoi continuer à lutter si chaque effort semble aussitôt effacé par la hausse des prix, l’incertitude du lendemain et le sentiment que le système ne tient plus qu'à un fil?
Cette crise de sens nous touche car elle érode notre sentiment d’utilité, de direction et d’espoir. L’avenir est flou et menaçant. Ces sentiments sont légitimes. Ils ne sont pas un signe de faiblesse, mais la réponse humaine normale face à une réalité qui ébranle nos fondements.
Pourtant, nous ne pouvons pas rester découragés. Il nous faut relever les manches, prendre toute cette énergie de rage, de tristesse et d’inquiétude, et la transformer en combat lucide, en force créative et en déploiement communautaire. C’est ainsi, et seulement ainsi, que nous pourrons affronter le trac du lendemain avec un peu plus de courage.
Les épreuves sont intenses, éprouvantes, parfois désespérantes. Mais c’est souvent dans ces secousses violentes que la vie peut révéler un sens nouveau, plus profond et plus vrai. Se solidariser, s’entraider concrètement, amortir ensemble les coups qui vont continuer d'arriver: voilà ce qui redonne de la dignité et de la saveur à notre existence. Nous savons que ça ne s’améliorera probablement pas de sitôt. Notre confort sera durablement ébranlé. Pourtant, c’est précisément dans ces moments que le meilleur de l’être humain surgit: la charité, l’empathie agissante, la créativité dans l’adversité.
À quoi bon accumuler des réserves de raviolis pour un an et 50 kilos de farine si nous finissons par nous cloîtrer, persuadés que tout dehors est hostile et dangereux?
Ceux qui traversent le mieux les crises sont ceux qui parviennent à donner un sens à leurs souffrances. Ceux qui, malgré la lourdeur, se donnent tout entiers au bien-être des autres et à la survie de la bienveillance.
Ne nous laissons donc pas gagner par le désespoir. Gardons cette petite lumière qui fait l'unicité des êtres humains: celle qui fait perdurer le bien, la grâce et la bonté, même quand tout semble s’obscurcir.
On lâche pas!
Isabelle
Cette crise de sens nous touche car elle érode notre sentiment d’utilité, de direction et d’espoir. L’avenir est flou et menaçant. Ces sentiments sont légitimes. Ils ne sont pas un signe de faiblesse, mais la réponse humaine normale face à une réalité qui ébranle nos fondements.
Pourtant, nous ne pouvons pas rester découragés. Il nous faut relever les manches, prendre toute cette énergie de rage, de tristesse et d’inquiétude, et la transformer en combat lucide, en force créative et en déploiement communautaire. C’est ainsi, et seulement ainsi, que nous pourrons affronter le trac du lendemain avec un peu plus de courage.
Les épreuves sont intenses, éprouvantes, parfois désespérantes. Mais c’est souvent dans ces secousses violentes que la vie peut révéler un sens nouveau, plus profond et plus vrai. Se solidariser, s’entraider concrètement, amortir ensemble les coups qui vont continuer d'arriver: voilà ce qui redonne de la dignité et de la saveur à notre existence. Nous savons que ça ne s’améliorera probablement pas de sitôt. Notre confort sera durablement ébranlé. Pourtant, c’est précisément dans ces moments que le meilleur de l’être humain surgit: la charité, l’empathie agissante, la créativité dans l’adversité.
À quoi bon accumuler des réserves de raviolis pour un an et 50 kilos de farine si nous finissons par nous cloîtrer, persuadés que tout dehors est hostile et dangereux?
Ceux qui traversent le mieux les crises sont ceux qui parviennent à donner un sens à leurs souffrances. Ceux qui, malgré la lourdeur, se donnent tout entiers au bien-être des autres et à la survie de la bienveillance.
Ne nous laissons donc pas gagner par le désespoir. Gardons cette petite lumière qui fait l'unicité des êtres humains: celle qui fait perdurer le bien, la grâce et la bonté, même quand tout semble s’obscurcir.
On lâche pas!
Isabelle
"Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, afin qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux."
Matthieu 5:14-16

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