Le gouvernement israélien a intensifié ses pressions sur l'administration américaine pour durcir les conditions de toute reprise du dialogue diplomatique avec l'Iran.
Les quatre "lignes rouges" d'Israël
Le 3 février 2026, des responsables israéliens ont transmis quatre exigences non négociables à l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, affirmant que tout accord ne les incluant pas serait considéré comme "dangereux". Israël exige de l'Iran:
Un arrêt total de l'enrichissement d'uranium sur le sol iranien.
Le transfert de tout le stock d'uranium hautement enrichi vers un pays tiers.
Le démantèlement du programme de missiles balistiques, y compris la limitation de leur portée.
La fin du soutien financier et militaire aux groupes alliés (proxys) comme le Hezbollah et les Houthis.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rencontré Steve Witkoff à Jérusalem le 3 février, juste avant une rencontre prévue à Istanbul entre les émissaires américains et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Lors de cet entretien, Netanyahu a martelé que "l'Iran a prouvé à maintes reprises que ses promesses ne peuvent être crues".
Pour souligner son opposition à un compromis uniquement nucléaire, Israël maintient une posture offensive. Le 2 février, le Commandement du Front intérieur israélien a mené un exercice simulant des frappes de missiles iraniens pour démontrer sa préparation à un conflit direct.
Des rapports suggèrent que Tel-Aviv pousse Washington à envisager des frappes militaires préventives plutôt qu'une solution diplomatique, surtout après les frappes conjointes de juin 2025 qui avaient gravement endommagé les installations iraniennes.