dimanche 15 mars 2026

Une sortie de guerre immédiate ou bien, c'est l'arme nucléaire, selon un proche de Trump

 


David Sacks, conseiller principal de Donald Trump (notamment responsable de l'IA dans l'administration) et figure influente de la droite, a publiquement critiqué la guerre en cours entre les États-Unis (et Israël) contre l'Iran. Il est le premier haut responsable de l'administration à exprimer des inquiétudes aussi ouvertes sur le podcast « All In ».
Principaux points:
  • Il appelle à trouver une sortie de crise, un cessez-le-feu ou un accord négocié pour éviter une escalade prolongée.
  • Il affirme qu'Israël subit des frappes iraniennes plus intenses que jamais, et que si le conflit dure encore des semaines ou des mois, Israël pourrait être "détruit".
  • Il met en garde contre un risque extrêmement grave: Israël pourrait être tenté d'utiliser une arme nucléaire contre Téhéran, ce qu'il qualifie de "catastrophique" (bien qu'aucun responsable israélien n'ait évoqué cette option publiquement).
  • Il critique les faucons républicains (comme le sénateur Lindsey Graham) qui poussent à intensifier les attaques sur les infrastructures énergétiques iraniennes, avertissant que cela pourrait rendre le Golfe "presque inhabitable" en raison d'une possible riposte iranienne.
  • Sacks exhorte Trump à déclarer la victoire (les objectifs ayant été atteints plus vite que prévu) et à se retirer du conflit.
En résumé, c'est un appel alarmiste à la désescalade venant d'un proche de Trump, centré sur les risques existentiels pour Israël et la région.
https://www.haaretz.com/us-news/2026-03-14/ty-article/.premium/top-trump-adviser-calls-for-off-ramp-to-iran-war-warns-of-israeli-nuclear-risk/0000019c-eda4-d557-a3be-edbdbcd30000

samedi 14 mars 2026

Exercice de contrôle de l'internet par l'État russe


La Russie intensifie actuellement les tests de son système de contrôle et de censure nationale d'Internet (souvent appelé "RuNet" ou Internet souverain).
Ces derniers jours (début mars 2026), des coupures massives et inhabituelles de l'Internet mobile ont touché Moscou (et dans une moindre mesure d'autres villes). Cela perturbe fortement la vie quotidienne des habitants: impossibilité d'utiliser les applications de transport, de banque, de messagerie, de commander des taxis, d'accéder aux réseaux sociaux étrangers, etc.
Certains résidents en sont réduits à utiliser des talkies-walkies, des pagers ou des cartes papier.
Officiellement, le Kremlin et le porte-parole Dmitri Peskov expliquent ces restrictions par des mesures de sécurité (contre des attaques de drones ukrainiennes ou pour protéger des infrastructures critiques) et affirment qu'elles dureront "aussi longtemps que nécessaire".
Cependant, de nombreux experts, médias indépendants, activistes des droits humains et sources anonymes au sein du ministère du Numérique estiment qu'il s'agit en réalité de tests grandeur nature d'un système de censure beaucoup plus large, basé sur une "liste blanche" (whitelist): seuls les sites et services approuvés par le gouvernement resteraient accessibles, tandis que le reste d'Internet (y compris la plupart des sites étrangers) serait bloqué.
Cela s'inscrit dans une escalade plus globale de la répression numérique en Russie ces derniers mois: ralentissement ou blocage progressif de Telegram, WhatsApp, YouTube, durcissement contre les VPN, promotion d'une messagerie d'État, etc.
Le fait que ces coupures, bien plus visibles et longues à Moscou que lors des précédents tests régionaux, montrent que les autorités russes accélèrent et perfectionnent leur capacité à déconnecter sélectivement la population du web mondial si elles le décident.
Ce n'est probablement pas seulement une mesure anti-drones, mais un entraînement concret pour un Internet contrôlé par l'État.
https://www.wsj.com/world/russia/russia-shuts-off-internet-in-moscow-as-it-tests-nationwide-censorship-system-3b44c0af

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