lundi 22 juin 2026

Discours du Premier ministre Benjamin Netanyahu au JNS International Policy Summit 2026

* Je commenterai ce discours qui oriente et détermine la suite de la joute géopolitique dans les prochains jours.
"Merci, Mark Levin. J’aimerais pouvoir vous avoir comme conseiller. Tous les jours.
Vous savez, aux États-Unis, on dit que le président Trump fait tout ce que je lui demande, et en Israël, on dit que je fais tout ce qu’il veut. Eh bien, ni l’un ni l’autre n’est vrai. Nous sommes les dirigeants de pays indépendants et fiers. Nous défendons nos intérêts. Je défends les intérêts d’Israël et sa sécurité.
Souvent, nous voyons les choses de la même façon. Parfois non. Mais nous respectons la souveraineté, le leadership et l’engagement de chacun envers son peuple.
L’année dernière, en me tenant sur cette scène, j’ai vu certains d’entre vous. Je ne peux pas vous voir en ce moment, mais j’ai vu certains chers amis qui sont ici. Richard, merci. Nous avons également la présidente serbe de Bosnie-Herzégovine. Merci, Madame. Nous aurons l’occasion de nous parler demain. Il y a tant d’amis chers ici. Et je le pense sincèrement.
L’année dernière, debout sur cette scène, j’ai parlé de décisions.
Des décisions difficiles.
Des décisions historiques.
Des décisions que beaucoup, à l’époque, Mark, et notamment ceux qui se présentaient contre moi, disaient que je ne devais pas prendre.
On m’a dit de ne pas entrer à Rafah. Je suis entré à Rafah. On m’a dit de ne pas frapper le Hezbollah. Nous avons frappé le Hezbollah. On m’a dit de ne pas affronter l’Iran. Nous avons affronté l’Iran.
Et aujourd’hui, je veux commencer par une question simple : qu’avons-nous accompli ?
Parce que ces mêmes personnes et leurs complices dans la presse essaient de minimiser nos accomplissements. En réalité, ils essaient de les effacer complètement. Alors, qu’avons-nous accompli ? Voici ce que nous avons accompli. »

Nous avons empêché l’Iran de mettre à exécution son plan de nous annihiler. Aujourd’hui, ils auraient déjà eu une arme nucléaire, une bombe atomique pour le faire. Nous avons empêché cela. Nous avons écarté un danger existentiel. 

Si nous n’avions pas agi lors de l’opération « Rising Lion » puis lors de l’opération « Roaring Lion », l’Iran aurait possédé des bombes atomiques. Et laissez-moi vous dire une chose : ils les auraient utilisées. C’est cela que nous avons empêché.
Avec nos amis américains, l’US Air Force et l’armée américaine, nous avons mené la plus grande frappe aérienne de notre histoire.
Nous avons détruit l’infrastructure nucléaire de l’Iran.
Nous avons éliminé 20 de leurs meilleurs scientifiques nucléaires : 12 lors de l’opération Rising Lion et 8 autres lors de Roaring Lion. Et quand on élimine les scientifiques nucléaires, il devient extrêmement difficile de fabriquer une arme nucléaire. Extraordinairement difficile.
Nous avons décapité la direction du régime terroriste.
Nous avons brisé leur industrie de missiles. Nous avons détruit leur marine, nous avons détruit leur armée de l’air. Nous avons attaqué leurs industries militaires, leurs ponts, nous avons frappé tellement de cibles que les dommages cumulés infligés à l’économie du CGRI (les Gardiens de la Révolution) ne se comptent pas en millions, ni en centaines de millions, ni même en milliards… Ils se comptent en centaines et centaines de milliards de dollars.
Il leur faudra très longtemps pour s’en remettre. Très longtemps. Et ils n’y parviendront peut-être jamais. Parce qu’une fois que vous portez ces coups et que le fossé entre le régime et le peuple est aussi profond, on ne peut pas prédire quand un tel régime va s’effondrer. Et je pense que nous avons créé les conditions pour sa chute future. Ce sera le vrai triomphe : quand le peuple iranien reprendra son destin en main et renversera ce régime brutal qui les terrorise eux-mêmes et qui terrorise le reste du monde.
Mais nous n’avons pas seulement affronté l’Iran. Nous avons brisé l’axe terroriste de l’Iran. Nous avons éliminé Sinwar. Nous avons éliminé Haniyeh. Nous avons éliminé Deif. Nous avons éliminé des dizaines de milliers de terroristes.
Et malgré ceux qui disaient que c’était impossible : nous avons ramené en Israël chaque otage, jusqu’au dernier.
Certains de mes critiques ne veulent pas qu’on leur rappelle cela, mais ils disaient : arrêtez avant Rafah. Faites un accord. Récupérons les otages. Nous n’avons pas besoin d’entrer à Rafah. Nous n’avons pas besoin de prendre le corridor de Philadelphie. Nous n’avons pas besoin d’abattre le Hezbollah et, pour l’amour de Dieu, nous ne devrions surtout pas affronter l’Iran.
Nous ne les avons pas écoutés et nous l’avons fait. Parce que nous avons envoyé nos braves soldats, nos soldats d’un héroïsme incomparable, directement dans leur bastion à Gaza, et ils ont capitulé. Nous avons ramené chaque otage jusqu’au dernier. Je pense que c’est un accomplissement dont l’ensemble du peuple israélien et l’ensemble des peuples du monde libre devraient être fiers. Nous les avons ramenés.
Au Liban, nous avons fait exploser — je ne sais pas si je dois dire les « beepers » ou les « pagers ». Comment les appelez-vous en Amérique ? Les beepers. Nous avons fait exploser les beepers. Nous avons éliminé Nasrallah.
Nous avons décimé la machine militaire du Hezbollah.
Mais laissez-moi vous dire autre chose, qui, je le sais, préoccupe chacun d’entre vous.
Nous assistons à la montée irrésistible du terrorisme. Il touche tous les pays du monde en ce moment, et il touche aussi les États-Unis d’Amérique.
Maintenant, laissez-moi vous expliquer comment fonctionne l’antisémitisme à travers les âges.

Mais laissez-moi vous dire autre chose qui, je le sais, préoccupe chacun d’entre vous.
Nous avons empêché la force Radwan d’envahir la Galilée. Nous avons détruit plus de 90 % des 150 000 roquettes et missiles que le Hezbollah avait accumulés contre nous. Nous avons établi une zone de sécurité à Gaza. Nous avons établi une zone de sécurité en Syrie. Nous avons établi une zone de sécurité au Liban.
Et nous la maintiendrons aussi longtemps que nécessaire pour protéger notre peuple.
Je vais vous parler d’un autre accomplissement qui, à bien des égards, comme me le dit Sara… Vous savez ce que dit la Bible : tout ce que Sarah a dit à Abraham, Dieu a dit : « Écoute tout ce que Sarah te dit. » Je ne suis pas Abraham, mais j’écoute ma Sara.
Je pense que le plus grand accomplissement que nous ayons réalisé est d’avoir brisé la barrière de la peur. Pendant des années, on nous disait : vous ne pouvez pas attaquer le sol iranien. Oui, vous pouvez faire des opérations du Mossad — et nous en avons fait plusieurs, j’en ai autorisé beaucoup. Mais vous ne pouvez pas envoyer notre armée en Iran. Nous avons changé cela. Nous avons envoyé nos courageux pilotes au-dessus du ciel de l’Iran et ils ont frappé des cibles du régime, des cibles terroristes, des batteries de missiles, des sites de production de missiles et des sites nucléaires.
Nous avons changé la doctrine de sécurité d’Israël.Nous prenons l’initiative.Nous attaquons.Nous surprenons.
Et nous frappons ces ennemis qui cherchent notre destruction, qui cherchent à nous tuer, avant qu’ils n’aient une chance de le faire. Si vous connaissez l’hébreu : « Ha-kam le-horgekha, hashkem le-horgo. »
Celui qui se lève pour te tuer, lève-toi tôt pour le tuer.
Je suis venu ici à l’occasion du 50e anniversaire de la mort de mon frère à Entebbe, après être passé sur le mont Herzl, devant sa tombe. Yoni est tombé à Entebbe en menant ses soldats dans ce qui est considéré comme la plus grande opération de sauvetage des temps modernes. Entebbe a montré qu’un peuple libre, lorsqu’il mobilise son courage et rassemble ses forces, peut vaincre les pires tyrannies du monde, aussi menaçantes et difficiles soient-elles. Et en effet, après l’opération de sauvetage d’Entebbe, la vague de détournements d’avions qui touchait le monde entier s’est presque complètement arrêtée.
Mais les régimes terroristes n’ont pas disparu. En réalité, ils ont continué à se renforcer, et le pire d’entre eux est l’Iran, le plus grand sponsor du terrorisme sur la planète.
Trente-cinq ans après la mort de Yoni à Entebbe, en 2010, mon père a célébré — ou plutôt on a célébré pour lui — son 100e anniversaire non loin d’ici, à l’Institut Begin. Les historiens ont parlé de ses recherches sur l’Inquisition espagnole et les origines du sionisme.
Ceux qui connaissaient son action aux États-Unis pour mobiliser un soutien en faveur d’un État juif pendant la Seconde Guerre mondiale, ses rencontres avec Eisenhower et bien d’autres, en ont également parlé. Après une journée entière de conférences, de compliments et d’éloges, mon père est monté sur scène sans aide, à 100 ans, et a dit ceci : « Merci pour vos compliments. Merci pour ces paroles aimables.
Mais le temps est court, alors allons droit au but. » Et voici ce qu’il a dit : « L’Iran jure de détruire l’État juif. Le peuple d’Israël montre au monde comment une nation doit se comporter face à une menace existentielle : regarder le danger en face sans ciller, examiner calmement ce qui doit être fait et ce qui peut être fait, et être prêt à entrer dans la bataille au moment opportun. »
Et il a conclu par ces mots — ses dernières paroles publiques : « Cela me conduit à la conviction certaine que notre peuple repoussera ce danger qui menace notre existence. »
Eh bien, 16 ans plus tard, nous l’avons fait. Et je vous dis aujourd’hui ce que j’ai dit ce matin sur la tombe de mon frère : quelle que soit l’issue des négociations, avec ou sans accord, je vous promets que l’Iran, tant que je serai Premier ministre d’Israël, n’aura jamais d’arme nucléaire. Jamais. Tant que je serai Premier ministre d’Israël, je ne laisserai pas cela arriver.
J’ai également parlé du Liban tout à l’heure, et je le répète ici : tant que nous aurons besoin de protéger notre peuple, nous resterons dans la zone de sécurité du sud du Liban. La raison est parfaitement compréhensible. Aucun pays ne se verrait demander de faire autrement. Imaginez que les États-Unis aient, de l’autre côté de leur frontière, une armée de milliers de terroristes qui pilonnent leurs villes et villages avec des roquettes, des missiles balistiques et des drones tueurs. Ils tuent vos soldats, vos citoyens, vos enfants, et les menacent chaque jour. Que ferait l’Amérique ? Dirait-elle : « Nous ne pouvons rien faire, retenons notre feu » ? Non !
Vous savez très bien ce que ferait l’Amérique. Elle franchirait la frontière, créerait une zone de sécurité, éliminerait les terroristes et protégerait son peuple jusqu’à ce que la menace soit éliminée. C’est exactement ce que nous faisons.
Et laissez-moi vous dire autre chose : aucun pays ne le ferait mieux. Parce que les terroristes ne ciblent pas seulement les civils, ils se cachent aussi derrière leurs propres civils. Ils commettent ainsi un double crime de guerre. Alors que faire ? Nous ciblons les terroristes, mais il y a inévitablement des victimes civiles dans ce type de guerre urbaine. Normalement, le ratio entre combattants et non-combattants tués est d’environ 7 ou 8 pour 1. À Gaza, il était bien plus bas que cela, malgré tous les mensonges et les diffamations dirigés contre Israël. J’ai demandé à notre service de recherche au ministère de la Défense : quel est le ratio au Liban ? On m’a répondu aujourd’hui même, dans un document : « Monsieur le Premier ministre, c’est 5 pour 1. » Pas 5 civils pour un terroriste, mais 5 terroristes pour chaque civil touché. 5 pour 1. Du jamais vu. Parce qu’aucune armée ne va aussi loin que l’armée israélienne pour cibler les terroristes tout en minimisant les victimes civiles. Nous devrions être félicités pour cela, et non condamnés.
Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger notre peuple. Nous n’avons pas de guerre avec le Liban. Nous avons une guerre contre le Hezbollah, qui terrorise le Liban et cherche notre destruction. Et quand ce proxy de l’Iran ne constituera plus une menace, qu’il soit démantelé ou désarmé, oui, nous aurons la paix avec le Liban et je me réjouis de la signer. D’ailleurs Mark, j’ai l’intention de rester ici encore un bon moment, je veux que vous le sachiez.
Ces questions et d’autres sont au cœur des intérêts sécuritaires de l’État d’Israël. J’ai consacré ma vie à protéger la sécurité de l’État d’Israël et rien ne changera cela. Rien. Absolument rien.
Et je peux le faire grâce au soutien de ma chère famille, ma femme et mes enfants, mais aussi grâce au soutien de l’immense majorité du peuple israélien. Notre peuple est si fort. Nos soldats sont courageux. Il n’y a pas de soldats plus braves sur la planète. Ils sont héroïques. Et nous sommes déterminés, nous sommes résolus à protéger notre pays, quel qu’en soit le prix.
Depuis que nous avons perdu notre pays et que nous sommes devenus sans défense, nous étions sans défense non seulement face aux attaques physiques, mais aussi face aux diffamations qui les précédaient souvent. Dans un pays, nous faisions face à de telles diffamations qui conduisaient soit à l’exil, soit au massacre. Puis nous allions dans un autre pays et la même chose se reproduisait : après les injures et les calomnies — que nous empoisonnions les puits, que nous buvions le sang d’enfants assassinés, que nous portions la vermine…
Et ce sont exactement les mêmes mensonges qui ont continué jusqu’à l’Holocauste nazi. Nous faisions face à ces diffamations, puis nous étions massacrés, puis repoussés vers un autre pays, et ainsi de suite, encore et encore. Le changement est survenu avec la création de l’État d’Israël et de l’armée israélienne. Nous ne pourrons peut-être pas arrêter les diffamations — elles vont et viennent selon un cycle prévisible, comme me le disait mon père historien. Mais le changement, c’est que lorsqu’ils viennent nous massacrer, nous ripostons. Nous ne les laissons plus faire. Nous ripostons et nous les repoussons. Exactement comme nous l’avons fait ces trois dernières années.
Je vous promets que nous mènerons également cette bataille contre l’antisémitisme dans le monde entier. Nous combattrons sur ce huitième front aussi : la bataille contre la délégitimation, contre la calomnie dirigée contre le peuple juif.
Mais je vous demande, à vous, les Juifs d’Amérique et de la Diaspora, de faire une chose : levez-vous. Ne vous recroquevillez pas. N’ayez pas peur. Ripostez. Parce que les gens ne nous respecteront que si nous nous respectons nous-mêmes. Quand ils nous lancent des mensonges, renvoyez-leur la vérité, et faites-le debout.
Levez-vous pour la vérité, levez-vous pour Israël, levez-vous pour le peuple juif. Levez-vous pour l’avenir juif.
Merci à tous.

Archives du blog

Membres

Qui êtes-vous ?

Rechercher dans ce blog

Articles les plus consultés