vendredi 6 avril 2012

La Géorgie, base arrière américaine pour une attaque contre l'Iran ?

Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a effectué le 30 janvier sa première visite officielle à Washington. Du fait de sa situation géographique et grâce à l'orientation fortement pro-Otan du régime actuel – qui rêve d'intégrer l'organisation occidentale –, la Géorgie pourrait aider Washington contre Téhéran.

Le 30 janvier, le président géorgien Mikheïl Saakachvili a été reçu par son homologue américain Barack Obama dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, à Washington. Une première, car "en dehors des rencontres de travail dans les couloirs de différents sommets internationaux, c'est la première visite officielle de Saakachvili aux Etats-Unis", observe le site caucasien Vesti Kavkaza.

A l'ordre du jour officiel se trouvait le prochain sommet de l'OTAN à Chicago, où la Géorgie espère enfin obtenir la "feuille de route" pour entrer dans l'Alliance atlantique, et la participation très active de Tbilissi dans la coalition internationale en Afghanistan (où 1600- et bientôt 1700 - soldats géorgiens sont présents sur le terrain, le plus gros contingent parmi les pays non membres de l'OTAN).

Cependant, selon des experts, les discussions ont vraisemblablement aussi - et surtout - porté sur la participation de Tbilissi à une possible opération militaire contre l'Iran. Le site d'informations en ligne russe Vzgliad soupçonne Saakachvili de vouloir "proposer le territoire géorgien en cas d'escalade avec Téhéran, justifiant ce pas par le souci de protéger la Géorgie contre 'la menace militaire' russe". L'expert indépendant géorgien Guiorgui Nodia tempère : "Le voyage du président géorgien est en lien avec le renforcement de la coopération américano-géorgienne dans le domaine sécuritaire, notamment à cause de ce qui se passe autour de l'Iran. On peut supposer qu'en cas d'un affrontement avec l'Iran, la Géorgie soutiendrait les Etats-Unis plus activement que la Turquie ou les autres voisins de Téhéran", explique un autre expert de renom, Paata Zakaréïchvili.

Alors, Saakachvili a-t-il "trouvé une utilité à la Géorgie ?", selon l'expression ironique du quotidien moscoviteKommersant. "D'aucuns pensent que [le 30 janvier] les deux présidents allaient s'accorder sur l'utilisation de l'espace aérien de la Géorgie", analyse l'hebdomadaire de Tbilissi Kviris Palitra. Aux dires de certains observateurs et opposants géorgiens, c'est pour faire de la Géorgie une base arrière en cas d'attaque contre l'Iran que Washington a financé la reconstruction des anciens aérodromes militaires de Vaziani et Marnéouli, et du port de Batoumi, en mer Noire, et sponsorisé la construction de plusieurs hôpitaux dans différentes villes de Géorgie.

De quoi en inquiéter plus d'un. D'autant que frapper des cibles stratégiques situées dans le nord de l'Iran depuis le Caucase du sud est "confortable, car envoyer les chasseurs américains Super Hornet depuis un porte-avion américain situé dans le Golfe persique, à deux heures de vol de l'Iran, c'est une chose, mais le faire depuis, par exemple, l'Azerbaïdjan, à 3-5 minutes de vol, c'en est une autre", poursuit le journal.

Oui, mais si Téhéran ripostait sur Tbilissi? "Du nord de l'Iran à la frontière géorgienne [en passant par l'Arménie ou par l'Azerbaïdjan qui partagent chacun une frontière terrestre avec l'Iran] il y a 160 km, et 215 km jusqu'à notre capitale. Une longue distance qui exclut l'utilisation par Téhéran de l'artillerie", tente de rassurer Kviris Palitra, avant de rappeler que le vrai danger serait "un nuage radioactif qui s'abattrait sur la région en cas de destruction de cibles nucléaires iraniennes".

Paradoxalement, c'est l'actuel ennemi numéro un de Tbilissi, la Russie qui, en cas de déclenchement d'hostilités jouerait les boucliers protecteurs pour la Géorgie et l'ensemble de la région. En effet, Moscou dispose de bases militaires à Gyoumri (en Arménie), en Abkhazie et en Ossétie du Sud (républiques séparatistes géorgiennes reconnues par Moscou en 2008), et de la station radar de Gabala en Azerbaïdjan, permettant une détection rapide de tirs de missiles. Ainsi, Moscou peut "verrouiller l'espace aérien du Caucase du Sud. Comme quoi, à quelque chose malheur est bon : grâce à cela [la force de frappe de la Russie], la Géorgie n'entrera pas dans l'Histoire comme base d'opérations contre l'Iran", espère le journal.

Source:
http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2012/01/31/la-georgie-base-arriere-americaine-pour-une-attaque-contre-l-iran

Iran: une attaque nucléaire en préparation (expert)

Une puissante attaque militaire est en cours de préparation contre l'Iran, estime le président de l'Académie des problèmes géopolitiques de Moscou, Leonid Ivachov, persuadé que les agresseurs feront nécessairement appel à l'arme nucléaire.

"Les Américains et Netanyahou [premier ministre israélien, ndlr] préparent l'opinion publique à l'éventualité de l'utilisation d'armes nucléaires", a déclaré vendredi M. Ivachov lors d'une table ronde à la Douma (chambre basse du parlement russe).

L'expert propose d'engager une discussion internationale sur la création d'une zone dénucléarisée au Proche-Orient et invite les six médiateurs sur le dossier nucléaire iranien (Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Etats-Unis et Allemagne) à se porter garants de la sécurité dans la région.

"Il faut que les Six donnent des garanties concrètes de la sécurité à l'Iran, à Israël et aux autres Etats", a-t-il indiqué.

Source:

jeudi 5 avril 2012

Japon - Nouvelle fuite d'eau radioactive à Fukushima

La fuite a depuis été réparée, mais une partie de l'eau a sans doute fui dans la mer.

Environ 12 tonnes d'eau radioactive ont fui de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima et une partie de ce liquide s'est probablement écoulée dans la mer, a annoncé l'exploitant du site jeudi. La compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco) a expliqué que cette fuite avait été découverte jeudi matin sur un tuyau relié à une installation temporaire de décontamination de l'eau, où le liquide de refroidissement utilisé pour les réacteurs est nettoyé. Très radioactive après son passage dans un réacteur, cette eau est habituellement réinjectée dans le système de refroidissement après son passage dans les équipements de décontamination. L'opérateur a précisé que le liquide radioactif qui s'est échappé jeudi avait au préalable subi une partie des opérations de nettoyage.

"Nos responsables ont confirmé que de l'eau de refroidissement avait fui au niveau d'un joint des tuyaux", a indiqué un porte-parole, ajoutant qu'une partie du liquide s'était probablement écoulée "au-delà de la centrale jusque dans l'océan". La fuite a depuis été réparée, a souligné le porte-parole. Tepco cherche à établir la quantité exacte d'eau ayant fui dans l'océan Pacifique bordant la centrale Fukushima Daiichi, située à 220 km au nord-est de Tokyo. Il ne s'agit pas du premier événement de ce type : quelque 120 tonnes d'eau radioactive s'étaient déjà échappées du système de décontamination le mois dernier, dont 80 litres s'étaient écoulées dans la mer, a précisé la compagnie.

Nombreux obstacles à franchir

Le gouvernement japonais a décrété en décembre l'état d'arrêt à froid des réacteurs de Fukushima Daiichi, signifiant que la température à l'intérieur des cuves des réacteurs était maintenue sous les 100 degrés Celsius. Cette annonce a marqué une étape majeure dans la stabilisation de la situation de cette centrale, dont l'accident provoqué par le tsunami géant du 11 mars 2011 ayant suivi un terrible séisme a entraîné la pire crise du nucléaire civil depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986. Tepco et les autorités ont toutefois encore de nombreux obstacles à franchir avant de pouvoir retirer le combustible des réacteurs (pas avant au moins 10 ans) et démanteler les installations (pas achevé avant 30 ou 40 ans).

Une centaine de milliers d'habitants des environs de la centrale ont dû quitter leur logement en raison des risques pour la santé entraînés par les émissions radioactives dans l'air, les sols et les eaux de la région.

Fuite d'eau radioactive à la centrale nucléaire de Penly (Haute-Normandie, France)

Suite à deux départs de feu dans la centrale nucléaire de Penly, EDF annonce avoir constaté "une fuite d'eau radioactive". 

Inquiétude en Seine-Maritime. A quelques kilomètres de Dieppe, la centrale nucléaire de Penly est au centre de toutes les attentions depuis le jeudi 5 avril 2012, 12h20. C'est à cette heure précise que deux départs de feu ont été constatés. Les pompiers rapidement sur place sont parvenus à maitriser les flammes. Il n'y eu aucun blessé, mais EDF a été contraint de suspendre l'activité d'un réacteur. Pire, dans la soirée, l'entreprise a indiqué via un communiqué de presse avoir constaté une fuite d'eau radioactive. "un défaut a été identifié sur un joint de l'une des quatre pompes de refroidissement du circuit primaire dans le bâtiment réacteur de l'unité de production numéro 2, provoquant une fuite d'eau collectée dans des réservoirs prévus à cet effet". Selon ce même communiqué la fuite est collectée dans des réservoirs prévus en cas d'incident et le réacteur continue de manière normale son cycle de refroidissement.

Selon EDF, cette fuite "n'a aucune conséquence sur l'environnement"[déjà entendu ça de la bouche d'autorités nucléaires au Japon...]. Pour autant, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) annonce qu'elle "mobilise ses équipes dans son centre d’urgence parisien".

Contacté par l'AFP, le directeur général de l'ASN Jean-Christophe Niel a précisé que "le volume de la fuite qui était de 2,3 mètres cube par heure en début de soirée avait baissé à 0,1 mètre cube (une centaine de litres) par heure. De l'eau est injectée dans le circuit primaire pour compenser la fuite, et le circuit primaire continue de la sorte à assurer son rôle dans le refroidissement du réacteur".

Depuis midi, la lumière se fait peu à peu sur les causes de l'incident. Le feu aurait pris sur deux petites flaques d'huile. Invité sur France 3, en début de soirée, Laurent Lacroix, directeur délégué de la centrale nucléaire de Penly expliquait: "Nous faisons en ce moment même un diagnostic de l'état des installations pour établir les causes de cet événement et pouvoir redémarrer l'installation. Nous sommes en train d'établir les causes de la présence de ces flaques d'huile à cet endroit. Les investigations en cours permettront de déterminer pourquoi elles étaient là et comment elles se sont enflammées". 

L'évènement rappelle celui survenu à la centrale nucléaire de Marcoule en septembre 2011. Cet incident intervient à quelques jours des élections présidentielles. Alors que les évènements de Fukushima avaient replacé le sujet du nucléaire au centre des débats, la campagne avait quelque peu éclipsé la question. Nul doute que cette fuite d'eau radioactive suscitera de nombreuses réactions politiques.

Source:

3 à 4 sous-marins nord-coréens disparaissent après avoir quitté leur base

* La mise à jour de cet article a été faite dans les dernières heures.  Disons que la situation pourrait évoluer vers un conflit qui n'a rien d'un jeu de cache-cache!

La Corée du Sud est à la recherche de 3 à 4 sous-marins nord-coréens qui ont disparu après avoir quitté 2 bases sur la côte est, indique jeudi une source militaire sud-coréenne.

La source indique que les sous-marins appartiendraient à la classe de 370 tonnes. L’armée sud-coréenne a été incapable de les localiser depuis qu’ils ont quitté 2 bases sous-marines de la côte est.

Une autre source explique que « la Corée du Nord semble mener activement des exercices d’infiltration par sous-marin, à la suite d’une météo plus clémente. » La source ajoute que « l’armée sud-coréenne étudie de près la situation sans écarter la possibilité d’une provocation déguisée en exercice. »

La Corée du Sud se prépare pour une éventuelle attaque surprise par la Corée du Nord, dirigée vers des bâtiments ou des bases militaires sud-coréennes. Le climat sécuritaire est tendu depuis que le Nord a menacé de lancer de fortes provocations contre le Sud, tout en prévoyant de lancer un satellite entre le 12 et le 16 avril.

Les Etats-Unis et d’autres alliés considèrent le lancement d’une fusée par le Nord comme un essai déguisé de ses technologies de missiles balistiques.

Source:
http://mainichi.jp/english/english/newsselect/news/20120405p2g00m0in095000c.html

Un autel consacré aux sacrifices humains découvert au Pérou

Des archéologues péruviens ont annoncé mardi avoir mis au jour dans le nord du pays un autel consacré aux sacrifices humains de la civilisation pré-colombienne Moche, et remontant à environ 1.600 ans.


"Nous avons découvert le site où l'on décapitait les sacrifiés, avant de jeter leur corps dans un précipice, dans le cadre d'un rituel que pratiquaient les Mochicas", a déclaré à l'AFP l'archéologue Regulo Franco.

La structure de pierre taillée, d'environ 1,50 mètre de hauteur, a été découverte il y a environ un mois au sommet d'une petite montagne de 1.000 m d'altitude non loin de Trujillo, ville située à 700 km de Lima.

L'autel, accessible par trois grandes marches, comporte un cadran solaire, similaire à celui du Machu Picchu. Il est orienté vers le levant et surplombe un précipice, d'où une quasi-certitude sur son usage sacrificiel.

"L'autel était au bord d'un précipice, ce qui correspond aux représentations de Mochicas sur leurs céramiques: on y voit des décapitations avec les têtes tombant dans un abîme", a expliqué M. Franco, directeur d'un projet archéologique dans le nord du Pérou.

"Les Moches ont toujours adoré le dieu de la montagne et les sacrifices prenaient place apparemment au moment du solstice d'été, époque où l'eau descend des montagnes pour arroser les cultures", a-t-il précisé.

La civilisation Moche s'étendit environ du Ier siècle avant notre ère au VIIIe siècle, bien avant l'empire Inca, sur la côte septentrionale du Pérou actuel.

Source:

Google dévoile ses lunettes "à la réalité augmentée"

Google a dévoilé mercredi un tout premier aperçu de son projet de lunettes ayant recours à la "réalité augmentée", confirmant la rumeur que le géant d'internet travaille sur cette nouvelle technologie mêlant monde réel et monde virtuel.


Le géant américain de l'internet a publié sur son réseau social Google+ une courte vidéo de son projet actuellement à l'étude, intitulé "Project Glass". Le film transporte l'utilisateur derrière d'étroites lunettes d'allure futuriste, flanquées de minuscules caméras sur les côtés.

Celles-ci permettent de capter une scène du monde extérieur, comme une affiche de concert, et d'y juxtaposer une couche virtuelle en 3D contenant des informations venant d'internet, comme le lien vers la vente de tickets pour le concert en question.

Des microphones intégrés aux lunettes permettent de faire appel, par la voix, à des liens vers internet, que ce soit des indications d'itinéraires, les prévisions météo ou des messages d'amis. "Nous pensons que la technologie devrait travailler pour vous, être là quand vous avez besoin d'elle et s'écarter de votre chemin quand ce n'est plus le cas", expliquent des membres de l'équipe du laboratoire Google X à l'origine de ce projet dans la vidéo.

Encore loin d'être commercialisé

"Nous avons pris des photos du modèle en création pour montrer à quoi cette technologie peut ressembler et nous avons réalisé cette vidéo pour prouver ce qu'elle pourrait être capable de faire", explique Google, soulignant que ce projet de lunettes en réalité augmentée est encore loin d'être commercialisé.

Le géant de l'internet indique en outre "partager aujourd'hui ces informations car nous voulons démarrer une conversation (avec le public) et tirer des enseignements de ses opinions qui ont de la valeur". L'équipe du projet invite ainsi les internautes à proposer des idées sur la page Google+. La réalité augmentée existe depuis une quinzaine d'années mais n'est guère sortie des laboratoires.

Source:

mercredi 4 avril 2012

Les "booms" dans le Wisconsin continuent et ils sont maintenant accompagnés de "flash" lumineux

* Certains bloggers croient que ces vrombissements accompagnés d'éclairs lumineux pourraient signifier des contractions souterraines, signe d'un séisme imminent, fait plausible selon le USGS.  Séisme "home made"?

On ne sait pas ce qui a causé deux cas distincts où des "flashs" de lumière et des bruits tonitruants ont été observés et entendus dans la ville de Baraboo dans le Wisconsin (quelques kilomètres de Clintonville).

Des résidants ont signalé aux autorités ces phénomènes dimanche dernier.  Un agent de police a été témoin d'un de ces deux incidents et il croyait que c'était un transformateur qui venait d'exploser.  Toutefois, la compagnie locale d'électricité n'avait relevé aucune panne dans la région de Baraboo.

Il semble que le tonnerre et les éclairs ne soient pas responsables de tout cela.

Source:
http://www.wiscnews.com/baraboonewsrepublic/news/article_905062c2-7df3-11e1-bd59-0019bb2963f4.html

Les vaccins, source d'autisme selon l'homme d'affaires Donald Trump

* Sortie de la bouche de ce richissime homme d'affaire connu partout dans le monde, peut-être que cette révélation trouvera demeure dans l'esprit de nombreux parents... 


Donald Trump a choisi la 5° journée Mondiale annuelle de l'Autisme pour révéler à la chaîne FoxNews qu'il pense fermement que l'autisme est lié aux vaccinations infantiles. (cfr vidéo ici)

Dans une interview sur FoxNews ce lundi, Trump a déclaré: "J'ai vu des gens qui avaient un enfant en pleine santé, qui sont allés le faire vacciner et puis un mois après, qui n'avaient plus du tout un enfant sain. C'est arrivé récemment à quelqu'un qui travaillait pour moi.  Ce que je veux dire, c'est qu'ils avaient un magnifique enfant, sans le moindre problème au monde et tout d'un coup, ils décident de faire vacciner et de donner cette monstrueuse injection."

"Avez-vous déjà vu la taille de ces injections? C'est comme s'ils pompaient... vous savez, cette terrible quantité. Et ils injectent ça dans ce petit corps et tout à coup, comme par hasard, un mois plus tard, l'enfant n'est plus le même. Je crois fermement que c'est ça."


Tout ceci démontre donc que Bill Gates n'est pas une fatalité et qu'il existe encore des hommes d'affaires et possiblement des mécènes qui puissent penser autrement et ne pas vouloir vacciner la terre entière avec des produits qu'ils considèrent comme dangereux.

Source:

Déjà 3.000 dauphins retrouvés morts au Pérou

Les plages péruviennes offrent en ce moment, un paysage d'une grande désolation. Les cadavres de plus de 3.000 dauphins y ont en effet été retrouvés ces trois derniers mois. Sur les seuls derniers jours, on décompte 481 nouvelles carcasses, il semble donc que la tendance s'accélère. Les résidents des villes côtières ont appelé le gouvernement à mener une enquête approfondie sur les causes de ces décès en masse.

Les pêcheurs de Lambayeque, au Nord du Pérou, ont été les premiers à remarquer ces échouages mystérieux. Depuis lors, 30 animaux sont retrouvés chaque jour dans la région. Selon Carlos Yaipen de l'Organisation scientifique pour la conservation des animaux aquatiques, les compagnies pétrolières sont responsables de cette hécatombe.

Récemment, une entreprise (BPZ Energy) a débuté de nouvelles recherches en vue de découvrir du pétrole sur les côtes péruviennes. Pour y parvenir, les sociétés pétrolières utilisent des ondes sonores et autres sonars. A première vue, les ondes sonores ne sont pas nocives pour les animaux, mais en réalité elles peuvent avoir des conséquences fatales. Et les dauphins ne sont pas les seules victimes puisque les phoques et les baleines peuvent également être perturbés par ces ondes.

En 2003, des chercheurs de la Zoological Society of London ont étudié les effets des sonars sous-marins. Ils ont découvert que de microscopiques bulles d'oxygène se forment dans le sang des animaux, la maladie des caissons (ou maladie des plongeurs) peut alors parfois se développer. Les animaux peuvent également être désorientés à cause du sonar.   

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