samedi 23 avril 2011

Les morts de dauphins sont à la hausse, les scientifiques se questionnent

Au cours des trois derniers jours, 5 autres dauphins ont échoués sur les plages de Californie Sud, morts ou mourants, ce qui porte le nombre total de morts à 16 dauphins et un marsouin de Dall depuis le 1er avril.  "Les dauphins qui sont rejetés sur les plages sont une fenêtre sur ce qui se passe dans l'environnement de l'océan", a déclaré Joe Cordaro, un biologiste de la faune marine. 

La plupart ont échoué sur le rivage de Malibu à Newport Beach, y compris les échouages récents au Rat Beach, Manhattan Beach et à Hermosa Beach.

Contrairement aux lions de mer déclarés malades dans la Baie du Sud, la plupart des dauphins malades sont morts.  Les tests indiquent que l'acide domoïque était responsable de quatre des décès de dauphins et est aussi la cause présumée des autres décès.  "Nous suspectons une intoxication à l'acide domoïque", a déclaré Michele-Hunter, directeur des opérations.

L'acide domoïque est une biotoxine naturelle présente dans les proliférations d'algues au large de la côte californienne.  Elle est causée par les engrais, les déchets industriels et d'autres polluants qui se trouvent dans la mer.

La toxine a été trouvée dans l'estomac de quelques-uns des 2,5 millions de sardines qui sont mortes dans King Harbor à Redondo Beach en mars dernier.

L'acide domoïque n'a généralement pas un grand impact sur les dauphins, dit Cordaro.  La dernière fois qu'un évènement où des dauphins ont été touchés par l'acide domoïque à grande échelle a été en 2005, quand environ 50 dauphins ont ressenti les effets de la biotoxines, dit-il.  Il n'y a pas de moyen de savoir combien de temps cela va durer, dit Cordaro.  Il souligne qu'il y avait cinq morts de dauphins mercredi dernier, puis plus rien jusqu'à dimanche où il y avait 5 autres nouveaux décès.


vendredi 22 avril 2011

Des radiations relevées dans l'eau du robinet dans 20 États américains


En date du 21 avril 2011:
  1. Boise, ID
  2. Chattanooga, TN
  3. Cincinnati, OH
  4. Columbia, PA
  5. Columbus, OH
  6. Denver, CO
  7. Detroit, MI
  8. East Liverpool, OH
  9. Harrisburg, PA
  10. Helena, MT
  11. Los Angeles, CA
  12. Muscle Shoals, AL
  13. Niagara Falls, NY
  14. Oak Ridge, TN
  15. Painesville, OH
  16. Philadelphia, PA
  17. Pittsburg, PA
  18. Richland, WA
  19. Trenton, NJ
  20. Watertown, NJ
Source:
http://blog.alexanderhiggins.com/2011/04/21/japan-nuclear-radiation-detected-drinking-water-20-cities-19160/

La Maison Blanche prépare les citoyens aux tremblements de terre


Les Ministères de la Sécurité Intérieure et de l'Éducation atteignent des millions de personnes dans les États du centre des États-Unis pour les amener à participer à un exercice de préparation aux séismes.

Dans un évènement appelé "Great Central U.S. Shake Out", la secrétaire de la Sécurité Intérieure, Janet Napolitano et la secrétaire à l'Éducation, Arne Duncan, souhaitent atteindre les populations des zones situées dans le Midwest parce qu'elles pourraient être touchées par un tremblement de terre le long de la faille de New Madrid.

Selon le site web de l'évènement, plus de 2.5 millions de personnes se sont engagées à prendre part à l'exercice militaire du 21 avril où les participants seront informés sur comment réagir dans l'éventualité d'un tremblement de terre.

Les participants reçoivent les instructions de se mettre au sol et de s'habriter sous quelque chose de solide comme un bureau ou une table et de rester en place jusqu'à ce que les secours arrivent.  "Il est essentiel que tous les membres de l'équipe nationale de gestion des urgences soit préparée", a déclaré Napolitano.

La Maison Blanche doit rencontrer des écoles d'Alabama, d'Arkansas, Georgie, Illinois, Indiana, Kentucky, Mississippi, Missouri, Oklahoma, Caroline du Sud et du Tennesse.

"Cette opération est un exercice important pour les parents, les élèves, les enseignants et les dirigeants des écoles à travers le pays et j'espère que cela encouragera les écoles à élaborer des plans d'urgence", a déclaré Duncan.

Il y a 200 ans, une série de tremblements de terre se sont produits le long de la faille de New Madrid, provoquant une immense destruction. 


Les Experiences Secrètes De La CIA [National Geographic]

Dans les années 50, la CIA est impliquée dans la bataille de la guerre froide par le biais de recherches particulièrement poussées et inquiétantes sur le contrôle biologique et chimique du comportement humain. Dans le plus grand secret, des centaines d’Américains sont soumis à des armes biologiques mettant leur vie en péril. Les travaux de deux médecins sont relatés dans ce documentaire choc, soit ceux du docteur Olson qui a finalement été assassiné, et ceux du Dr Cameron, médecin montréalais.

* Le film "Conspiracy theory" ("complots") avec Mel Gibson et Julia Roberts expose le programme MK Ultra.

jeudi 21 avril 2011

Un tremblement de terre est imminent sur la ligne de faille de Cascadia, le long de la Côte nord-ouest des États-Unis, selon des scientifiques

* Le gouvernement américain ne pourra pas plaider les "hasards de la nature" puisque les scientifiques sonnent le "wake up call"!

Une menace de méga-tremblements de terre est annoncée par des scientifiques qui craignent que les villes visées soient dévastées le long de la côte nord-ouest de l'Amérique.

Ils prédisent que la ligne de faille de Cascadia, s'étendant sur 680 milles, est "prête" pour un séisme majeur.  Une rupture de la ligne de faille, qui se trouve à seulement 50 milles au large des côtes, pourrait non seulement déclencher un tremblement de terre majeur, mais aussi un tsunami qui inonderait l'Oregon, Vancouver et les zones côtières de Seattle en 15 à 30 minutes.

Les scientifiques estiment qu'il existe une probabilité de 45% qu'un tremblement de terre de magnitude 8 et plus se produise au cours des 50 prochaines années, et 15% de probabilité pour un séisme de magnitude 9 ou plus.

La ligne de faille a été inactive pendant plus de 300 ans, période pendant laquelle la population le long de la côte du Pacifique de l'Amérique du Nord a augmentée de plus de 25 millions.

Les données géologiques le long de la faille datant de 10 000 ans montrent que le temps moyen pour un évènement de magnitude 8 ou plus est de 240 ans.  Le dernier méga-tremblement de terre, estimé à une magnitude 9, a eu lieu il y a 311 années.

Les données sismiques de ces dernières décennies indiquent également que la situation est imminente.  Selon Chris Goldfinger, professeur et directeur dans une université de l'Oregon, dit qu'il ne fait aucun doute qu'un tremblement de terre majeur est à nos portes.

Cascadia est la seule ligne de faille significative située dans le "Ring of Fire", qui encercle le bassin du Pacifique, qui n'a pas connu un séisme majeur au cours des 50 dernières années.  Elle est parallèle à la côte, là où la plaque Juan de Fuca est contrainte sous la plaque nord-américaine.  Le prochain évènement de Cascadia aurait une incidence sur l'Oregon, l'État de Washington et l'île de Vancouver.  Elle serait également susceptible de provoquer un tsunami transocéanique qui pourrait frapper le Japon.

Les États sont maintenant dans la mise en place de programmes coûteux pour protéger les zones à risque contre les tremblements de terre et des tsunamis À VENIR.

La recherche a montré que les grattes-ciel construits à Seattle avant 1994 seraient susceptibles de s'effondrer au cours d'un méga-séisme.  Les grandes villes comme Portland et Seattle seraient protégées contre les inondations, mais les collectivités des basses-terres seraient à risque.

Plus d'un millier d'écoles de l'Oregon ne sont pas prêtes à faire face à de tels évènements. 

Malgré l'historique de la ligne de faille, les scientifiques sont toujours incapables de donner des prévisions précises du moment où un tremblement de terre va se produire.  "Nous ne savons pas comment vous le dire: "Hé, la semaine prochaine, vous savez, sortez de la ville parce qu'il va y avoir un tremblement de terre", a déclaré Tom Jordan, directeur du Centre des tremblements de terre de Californie du Sud.  Il a fait une analyse détaillée sur la probabilité d'un tremblement de terre le long de la faille de Cascadia, qui sera le sujet d'un documentaire du Discovery Channel.


Des milliers et des milliers de poissons morts en Australie


21 avril

Un nombre incalculable de carpes a été remarqué par des citoyens qui ont aussitôt alerté les médias.  Les morts sont encore inexpliquées. 

Source:
http://www.theridgenews.com.au/news/local/sport/general/dead-fish-found-on-dam-bank/2141752.aspx

21 avril 2011: BAJA, Californie - 9 tremblements de terre ont éclaté le long de la Basse-Californie en l'espace d'environ 1 heure et 40 minutes



Les tremblements de terre ont éclaté après qu'un tremblement de terre de 6,0  ait frappé la côte orientale du Japon. La plaque du Pacifique est une force vive à l'heure actuelle, dont l'influence s'étend au loin.  Elle est la plus grande des plaques tectoniques, l'emplacement des plus dangereuses fractures géologiques et des forces volcaniques de la planète.  Quand ce plateau s'anime et écrase le plancher océanique, la planète entière s'en ressent.  Les points de tension comprennent: la plaque des Caraïbes, la plaque Cocos en Amérique centrale, et Nazca (Amérique du Sud).

Source:
http://theextinctionprotocol.wordpress.com/2011/04/21/baja-california-swarm-9-earthquakes-in-2-hours/

Etablissement d'une zone interdite autour de Fukushima

Les 20 kilomètres autour de la centrale de Fukushima seront dans quelques heures décrétés zone interdite ce jeudi 21 avril 2011, conformément à ce qu'a annoncé le Premier ministre japonais Naoto Kan qui était en visite dans la région de la centrale. L'objectif étant d'éviter que des personnes évacuées ne retournent dans la zone, en dépit des risques élevés pour leur santé.

Près de 80 000 riverains de la centrale de Fukushima ont été évacués dans un rayon de 20 kilomètres, six semaines après l’accident nucléaire.

Le modèle choisit par le Premier ministre Naoto Kan pour transformer la zone d’exclusion en une zone d’interdiction est celui élaboré par l’AEIEA, l’agence atomique de Vienne, après l’accident de Tchernobyl.

Les personnes qui enfreindront l’interdiction encourront une amende. Une cinquantaine de familles vivent toujours dans la zone d’évacuation et refusent de la quitter. Chaque famille réfugiée, en dehors de la zone d’exclusion, pourra déléguer un seul de ses membres pour retourner au domicile familial sous surveillance et récupérer des biens.

Selon des experts indépendants, le Premier ministre Naoto Kan est contraint par l’AIEA d’imposer cette zone interdite, même si l’agence a peu de pouvoir sur ses états membres. Le gouvernement japonais sous estime les niveaux de radioactivité dans la zone d’évacuation en les mesurant par heure. L’AIEA prend pour mesure, elle, la radio activité accumulée depuis l’accident et estime qu’elle est assez élevée pour justifier la création d’une zone d’interdiction.

Il aura fallu que le directeur japonais de l’AIEA, monsieur Amano, passe un savon au Premier ministre Naoto Kan pour que sa toute puissante bureaucratie et Tepco l’opérateur de la centrale se rendent à cette évidence.

Source:
http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20110421-etablissement-une-zone-interdite-autour-fukushima

Une réplique de 6.0 au Japon le 21 avril

MAP 6.0 2011/04/21 01:54:41 40.306 143.629 7.0 OFF THE EAST COAST OF HONSHU, JAPAN

http://earthquake.usgs.gov/earthquakes/recenteqsww/Quakes/quakes_all.php

Fukushima : mais où sont les scientifiques ?

Harry Bernas, physicien, lance un appel pour que les scientifiques dépassent leur rôle d’experts et deviennent acteurs du débat public.

Si les conséquences directes du tremblement de terre et du tsunami japonais sont évidentes et suscitent sympathie et solidarité sans équivoque, l’unanimité disparaît lorsqu’il s’agit de l’accident qui affecte les réacteurs nucléaires de Fukushima-Daiichi. La situation à Fukushima est “très préoccupante” selon plusieurs organisations internationales de contrôle nucléaire, et très loin d’être stabilisée. L’opérateur de la centrale, le gouvernement et le lobby nucléaire ont des raisons de rassurer, mais aussi de mal évaluer ou de minimiser les dangers.

C’est d’abord la chance et un vent favorable qui ont éloigné la radioactivité de Tokyo, et il est certain qu’un territoire significatif et une aire de pêche essentielles du Japon seront zones interdites pour des décennies. L’impact ultime sur la santé et l’économie est encore indéterminé, mais le problème est devant nous pour plus d’un siècle. Les scientifiques – surtout les physiciens – ont ici un rôle très sensible. Analyser et informer ne suffit plus. Après Three Mile Island et Tchernobyl, Fukushima symbolise un véritable changement pour l’avenir de l’humanité, et exige que les scientifiques dépassent le rôle d’experts pour devenir acteurs dans le débat public.

Au-delà de l’exploration de la nature, l’essence de la recherche et de l’éducation scientifique est d’apprendre à affronter au quotidien l’inattendu et les contradictions, à comprendre en quoi consiste l’incertitude, à “pré-voir”, à faire face à la complexité. Ces aspects sont totalement absents des desseins politiques et économiques actuels. Il est grand temps de se rendre compte qu’ils sont devenus indispensables pour rendre notre planète vivable et notre société démocratique. Affronter Fukushima requiert évidemment science et technologie, mais aussi un changement de perspective auquel les scientifiques peuvent contribuer. Trois exemples:

1. Le vocabulaire est trompeur: Il n’existe pas de catastrophe “naturelle”. La Nature est indifférente, les catastrophes sont affaire humaine. Nous occupons la terre entière: il s’ensuit que l’activité humaine, pacifique ou guerrière, induit des effets à l’échelle planétaire. Ce n’est pas la géologie qui crée les “désastres”, ce sont des actions humaines telles que la construction d’une ville ou d’une centrale nucléaire sur une faille géologique. Les phénomènes physiques ou chimiques qui produisent notre énergie n’ont pas à être “maîtrisés”. Ils requièrent évidemment toutes sortes de recherches, mais c’est bien la technologie – le comportement humain face à la nature – qui nécessite d’être maîtrisé. Fukushima montre à l’évidence que la mise en œuvre de l’énergie nucléaire met à l’épreuve la capacité humaine à faire face à ses propres choix.

2. L’humanité ne se contente pas de remplir l’espace, elle agit aussi sur le temps. L’énergie nucléaire et l’émission de radionucléides en est un symbole. Alors que tremblements de terre et tsunamis ont un effet immédiat, le temps de Fukushima est hors des gonds : la fuite de radioactivité affectera l’écologie et les habitudes alimentaires du Japon pendant des décennies. En réalité, la collision du long- et du court-terme, à Fukushima et ailleurs, eu lieu bien avant le désastre. La conception même des réacteurs, le tassement de six réacteurs à quelques dizaines de mètres les uns des autres, le placement des piscines de combustible irradié à l’intérieur même des bâtiments de réacteurs, la tentation de limiter contrôles et réparations, la mise en route d’une filière nucléaire en l’absence de méthode efficace pour traiter les déchets radioactifs… Aucun de ces dangers n’est intrinsèque à la nature physique de l’énergie nucléaire: ils ont tous une origine très humaine – le profit financier et (au départ) des applications militaires.

Les recherches sur des technologies de réacteurs nucléaires plus sûres et sur des sources d’énergies alternatives étaient bien engagées voici 40 ans. Si une vision à long terme avait été proposée et débattue alors, elles auraient progressé considérablement et le Japon aurait pu réduire ou éviter le besoin et les risques d’une confrontation de l’énergie nucléaire avec les mouvements de l’écorce terrestre. L’humanité, comme le climat, est un système complexe dans lequel la recherche de gains à court terme peut compromettre la survie à long terme. Fukushima nous le redit brutalement.

3. L’impact de nos activités étant aujourd’hui à l’échelle du monde, ne serait-il pas temps que l’humanité dans son ensemble tente un changement radical de paradigme, et que l’énergie, l’air et l’eau deviennent des biens communs recherchés, produits et distribués par tous pour tous? Nous savons déjà économiser l’énergie, accroître l’efficacité énergétique, évaluer le potentiel de nouvelles sources d’énergie, choisir la combinaison des sources adaptée à chaque région. Reste à le mettre en œuvre.

Reste aussi à résoudre des problèmes immenses : stocker et transporter efficacement l’énergie. Sont-ils plus complexes sur les plans scientifique, technique, économiques que ceux résolus pendant le dernier siècle, créeraient-ils moins d’emplois? Certainement pas. La vraie, l’énorme difficulté est de quitter une démarche orientée vers le profit immédiat et la minimisation des coûts, pour une démarche tendant à chercher des solutions stables, sûres, pacifiques et économiques dans la durée. Impossible?

L’efficacité typique d’un moteur à essence a doublée à peine en 100 ans, alors que l’efficacité d’une mémoire d’ordinateur a été multipliée par cent millions en 40 ans. La différence : imagination et décision, détermination, et investissement massif dans une recherche à long terme plutôt que maximisation des profits. Le rôle des scientifiques pour faire apparaître de telles réalités est devenu crucial.

Dans le monde d’après Fukushima, les scientifiques ne pourront plus se satisfaire d’approvisionner en expertises et avis des décideurs politiques et économiques qui ont leur agenda propre, à plus ou moins courte vue. Sans arrogance et avec leurs concitoyens, il est grand temps pour eux de s’exprimer massivement et partager les responsabilités des décisions sociétales. Pour contribuer à concevoir un monde dans lequel les actions à court terme incorporent, sans les ignorer, leurs conséquences à long terme.

Harry Bernas
Harry Bernas est ancien directeur d’un laboratoire CNRS de physique nucléaire et de science des matériaux à l’université Paris-Sud, il étudie les effets d’irradiation dans les matériaux

Source:
http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/crise-nucleaire-au-japon/20110420.OBS1656/appel-fukushima-mais-ou-sont-les-scientifiques.html

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