dimanche 18 mars 2018

Edward Snowden: Facebook est une société de surveillance rebaptisée "médias sociaux"

* Snowden a publié la note qui suit sur son compte Twitter samedi. Rien qu'on ne savait déjà, mais je crois qu'il est important de se le remémorer puisqu'une majorité  d'entre nous utilise ponctuellement les médias sociaux (dans son sens le plus large). Le logo de Facebook prend tellement son sens quand on réalise que nous donnons volontairement des informations privées à des agences de marketing et de surveillance qui, autrement, auraient eu de la difficulté à les obtenir sans notre consentement. Notre participation, même passive, dans tous les types de médias sociaux permet de dresser notre profil psychologique, économique, notre allégeance politique, nos croyances, nos convictions, voire notre niveau de conformité... 

"Les entreprises qui gagnent de l'argent en recueillant et en vendant des dossiers détaillés sur la vie privée étaient autrefois décrites comme des «sociétés de surveillance». Leur repositionnement en tant que "médias sociaux" est la tromperie la plus réussie depuis que le Département de la Guerre est devenu le Département de la Défense." 
https://twitter.com/Snowden/status/975147858096742405

Les provocations préparées par les radicaux de la Ghouta orientale contrôlés par les États-Unis et le Royaume-Uni sont un prétexte pour accuser Damas d'emploi d'armes chimiques et pour adopter de nouvelles sanctions, d'après le ministère russe de la Défense

* Un média grec annonce que la Marine russe aurait en ce moment trois frégates en mer Méditerranée jusqu'à la mer Rouge afin de renforcer ses forces face à de possibles attaques américaines en Syrie. Les bases aériennes pour des bombardiers stratégiques du commandement militaire sud de la Russie (avec les avions Tu-22M, Tu-160 et Tu-95) seraient actuellement en état d'alerte, sans compter des sous-marins et plusieurs autres équipements de guerre. Les Forces russes et américaines semblent positionnées pour, vraisemblablement, un affrontement possiblement imminent.

Selon l'état-major des forces armées russes, les États-Unis ont mis sur pied des groupes d’assaut équipés de missiles de croisière dans la partie orientale de la mer Méditerranée, dans le golfe Persique et dans la mer Rouge afin de frapper les sites gouvernementaux en Syrie
Les accusations contre les autorités syriennes concernant des attaques chimiques présumées ont été coordonnées à un haut niveau politique en Occident pour justifier de nouvelles sanctions, a déclaré vendredi Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense.
«Le ministère russe de la Défense a annoncé à maintes reprises que les groupes radicaux contrôlés par les États-Unis et le Royaume-Uni préparaient des provocations dans la Ghouta orientale prévoyant l'emploi d'armes chimiques, en vue d'accuser Damas et "les alliés de la Syrie" […].Aucune arme chimique n'a été utilisée dans la Ghouta orientale par les troupes gouvernementales», a noté M.Konachenkov devant les journalistes.
Selon M.Konachenkov, les journalistes russes, arabes et occidentaux qui étaient présent jeudi dans un couloir humanitaire de la Ghouta orientale ont interrogé des habitants de Hammuriyah sur une attaque chimique présumée qui aurait été menée dans leur ville. 

«Aucun habitant de Hammuriyah n'en a entendu parler», a précisé le porte-parole.

Le chef d'État-major russe Valeri Guerassimov avait précédemment déclaré disposer d'informations authentiques sur la préparation d'une provocation dans la Ghouta orientale avec l'emploi d'armes chimiques. Selon lui, les États-Unis envisagent d'accuser les forces gouvernementales syriennes d'utiliser des armes chimiques et «de porter une frappe contre les quartiers gouvernementaux de Damas».

Source:

mercredi 14 mars 2018

YouTube va tenter de déjouer les théories du complot avec l’aide de Wikipédia

* Pour qu'autant d'efforts soient faits auprès des géants du web, Google, Youtube, Facebook, Twitter, pour "combattre" les théories du complot, aussi appelées les "fausses nouvelles", c'est que la pensée critique et l'opinion publique non-alignée vont bon train!

Des sociologues aux USA et au Royaume-Uni suggèrent qu’à l’inverse des stéréotypes des médias mainstream, ceux qui sont étiquetés "conspirationnistes" apparaissent plus sains que ceux qui acceptent les versions officielles des événements
http://conscience-du-peuple.blogspot.ca/2014/10/new-studies-conspiracy-theorists-sane.html

La CIA a inventé le terme "théorie de la conspiration" en 1967, une "arme de guerre psychologique", et a mis en place des opérations pour discréditer "l'opposition" à la propagande officielle
http://conscience-du-peuple.blogspot.ca/2017/05/la-cia-invente-le-terme-theorie-de-la.html



YouTube va afficher dans les prochaines semaines des extraits de Wikipédia à côté des vidéos qui promeuvent certaines théories du complot.

Comment combattre efficacement les théories du complot qui fleurissent sur le net, sans recourir à la censure, pour éviter justement de conforter dans leurs croyances les personnes sensibles à ces récits alternatifs ? En effet, la suppression d’un contenu conspirationniste n’est-elle pas, à leurs yeux, la meilleure démonstration qu’il y a quelque chose à cacher ? Et qui doit le rester ?

Ces questions se posent notamment aux grandes plateformes du numérique, qui de par leur visibilité attirent mécaniquement des personnes qui avancent — et entendent promouvoir — une autre vision de l’histoire : nous ne sommes jamais allés sur la Lune ; la Terre est plate ; les traînées blanches laissées par les avions ne sont pas de la condensation ; on ne nous dit pas tout sur l’assassinat de JFK…

YouTube, en tant que premier site d’hébergement des vidéos sur le web, se trouve en première ligne face aux vidéos complotistes. Même un relatif fait divers comme une tuerie de masse aux États-Unis — au rythme où elles se produisent, il est difficile de les considérer aujourd’hui comme des évènements exceptionnels — peut faire l’objet de théories conspirationnistes.

Face à ce constat, YouTube peut tout d’abord répondre d’une manière technique, en modifier ses algorithmes pour éviter de favoriser des vidéos qui ne sont pas fiables. Là-dessus, la maison-mère de la plateforme vidéo, Google, a montré qu’il y avait du pain sur la planche : que ce soit sur le moteur de recherche, via Google Assistant ou YouTube, les réponses n’ont pas toujours été à la hauteur.

Le site, qui avait été très critiqué à l’automne 2017 pour avoir mis en avant dans ses résultats de recherche des vidéos conspirationnistes sur la tuerie de Las Vegas, a modifié ses algorithmes, de façon à faire d’abord apparaître des vidéos produites par des médias reconnus et fiables, comme la BBC, USA Today, Vox, PBS et Time, certaines dénonçant d’ailleurs les théories complotistes autour de l’évènement.

YouTube n’a toutefois procédé à la suppression des contenus complotistes, estimant qu’ils relèvent de la liberté d’expression — il faudrait pour cela qu’ils enfreignent les règles de la communauté, et celles-ci ne prévoient rien de spécial pour les vidéos conspirationnistes — et que de toute façon, le groupe est un hébergeur et non pas un éditeur. Il ne lui appartient pas de faire le tri dans les vidéos valables ou non.

Cela étant, le fait même que YouTube accepte d’ajuster ses algorithmes face aux théories du complot est le signe que la plateforme admet qu’il y a un problème. D’ailleurs, au cours du festival South by Southwest (SXSW) qui se déroule à Austin, au Texas, la patronne de la société, Susan Wojcicki, a annoncé une nouvelle mesure visant justement à contenir l’effet de ces récits alternatifs.

L’idée ? Afficher à côté des vidéos liées aux théories du complot (ce qui implique de les identifier au préalable : qui s’en chargera ? Les algorithmes du site ? Des associations ou des médias ? Des internautes via un bouton de signalement ?) des extraits de Wikipédia, l’encyclopédie collaborative que l’on ne présente plus, afin de nuancer, de contrebalancer ou en tout cas de contextualiser ce que dit la vidéo.

Naturellement, l’objection immédiate que l’on peut faire à cette idée est que Wikipédia est facilement modifiable.

Il y a un risque assez évident qu’un anonyme cherche à modifier un article utilisé par YouTube pour « compléter » le propos de la vidéo conspirationniste, afin que le texte concorde avec la théorie du complot. Cela dit, ce type de modification ne dure jamais bien longtemps : la communauté Wikipédia est assez nombreuse et alerte pour parer ce genre de vandalisme et prendre des contre-mesures.

Susan Wojcicki a donné deux cas où Wikipédia pourrait servir : l’alunissage en 1969 et les chemtrails. Elle a ajouté que le service se basera sur Wikipédia pour lister les complots les plus courants et proposer à côté des vidéos un encart intégrant des informations issues de l’encyclopédie. Cet affichage doit être déployée dans les prochaines semaines, à une date qui reste à définir.

Les mesures prévues par YouTube ont le mérite de pouvoir être déployées rapidement. Reste à savoir si elles produiront un quelconque effet.

De nombreux experts, rappelle Le Monde, considèrent que le problème réside surtout dans l’algorithme de recommandation, qui suggère à l’internaute d’autres vidéos qu’il pense similaires à celle qu’il est en train de voir et qui seraient donc susceptibles de l’intéresser. Or, le système actuel fait l’objet de vives critiques, ne serait-ce parce que qu’il maintient l’internaute dans la même bulle.

Reste que la meilleure réponse au problème posé par vidéos conspirationnistes ne viendra peut-être sans doute pas de YouTube mais de l’éducation aux médias et de l’esprit critique, en développant le scepticisme scientifique, en incitant le jeune public, mais pas que, à avoir du recul sur les informations qu’il croise sur le net et à avoir le réflexe de vérifier la véracité d’une affirmation sur d’autres sites web.

Mais ça, ça ne se fait pas en un claquement de doigt.

Source:

Enquête sur un vaccin après l’apparition d’un rare syndrome chez des enfants

Quatre enfants de 2 à 5 ans du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont souffert d’une rare maladie rénale après avoir reçu un nouveau vaccin contre le méningocoque de groupe B commercialisé sous le nom de Bexsero, en 2014.

L’Institut national de la santé publique (INSPQ) surveillait activement la campagne de vaccination du Bexsero, en raison de l’expérience clinique limitée.

Pour le moment, les chercheurs de l’INSPQ ne sont pas en mesure de dire si le vaccin est responsable de la maladie, le syndrome néphrotique (SN), découvert chez les tout-petits, ou s’il s’agit d’un hasard.

Par ailleurs, il est impossible pour les scientifiques d’expliquer de quelle manière biologique le vaccin pourrait causer le syndrome néphrotique (SN).

Néanmoins, l’apparition de quatre cas est préoccupante en raison de la rareté de cette maladie.

Le SN est un problème rénal qui cause une perte de protéines dans les urines, et un œdème généralisé.

Avant de pouvoir confirmer si ces cas sont réellement liés au Bexsero, l’INSP précise dans sa publication, qu’il faudra voir si de nouveaux cas apparaissent dans d’autres territoires où il est administré aux jeunes de 1 à 9 ans.  

L’Institut ajoute que même si une étude permettait de démontrer que le vaccin est en cause, son utilisation serait encore «justifiée lors d’éclosions de méningocoque de sérogroupe B ou lorsqu’il y a une forte incidence en raison du haut taux de mortalité et des graves séquelles causées par ces infections».

Qui sont les enfants touchés?

- Quatre cas de syndrome néphrotique (SN) ont été rapportés dans les six mois suivant la deuxième dose de vaccin au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

- Deux enfants ont commencé à avoir des symptômes de la maladie avant de recevoir la  deuxième dose.

- Les enfants n’avaient pas d’antécédent de maladie rénale.

- Trois patients ont été hospitalisés et l’autre a été traité lors de consultations externes.

- Les lésions aux reins seraient minimes pour trois des enfants.  

- Un autre enfant a présenté des récidives et doit prendre un traitement 
d’immunosuppresseurs.

Lisez la publication de l’INSPQ

Source:

dimanche 11 mars 2018

La décision climatique la plus importante de l'histoire a été prise par des personnes impliquées dans d'importants conflits d'intérêts, soit celle d'accuser l'activité humaine d'être responsable du "réchauffement climatique", et ces personnes font partie du "Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat" (GIEC)

Donna Laframboise est une journaliste canadienne fortement impliquée dans le combat anti-pensée unique dans le domaine climatique, et auteur de nombreux articles et ouvrages sur le sujet. Dans ce billet paru sur son site, elle reprend des éléments déjà connus, mais qu'il est bon de rappeler, sur des failles importantes dans ce qui devrait être une approche déontologique rigoureuse du travail du GIEC.

En dehors même de ces conflits d'intérêt, on peut également noter la reprise dans des rapports du GIEC, de rapports de GREENPEACE, notamment sur l'intérêt des énergies renouvelables publié par Sven Teske. 

Complémentairement à l'article de Donna Laframboise, il semblerait que les différents groupes de travail du GIEC n'aient pas la même définition d'un conflit d'intérêt. On peut identifier deux formes principales de conflit d'intérêt : soit l'utilisation d'une étude rédigée par un auteur ou coauteur du GIEC, ce qui revient à publier des études qu'on utilisera ensuite dans une auto-justification, (voir aussi à ce sujet un billet précédent), soit la présence en ses rangs d'un salarié de l'industrie ou d'un membre ou d'un proche d'une ONG militant dans le domaine idéologico-politique.

On se rappelle que des contributeurs du GIEC, salariés de l'industrie chimique, avaient été accusés par diverses sources de conflit d'intérêt en 2016, que dire alors de membres ou proches d'ONG militantes, qui semblent de plus en plus se substituer aux organes démocratiques dans la direction de nos sociétés...

En 2011, si le groupe n°1 a décrété qu'un membre d'une ONG impliquée dans les questions climatiques ou énergétiques ne pouvait être l'auteur principal d'un rapport du GIEC, il n'en était pas ainsi dans les autres groupes. D'autre part, les obligations découlant de la possibilité d'un conflit d'intérêt décrétées par le GIEC en 2014 restent très vagues sur ces points. 

En 2004, Monsieur Jean-Pascal VAN YPERSELE, élu vice-président du GIEC en 2008, avait ainsi co-rédigé un rapport de GREENPEACE sur l'évolution du climat en Belgique, impliquant l'utilisation massive de combustibles fossiles comme cause du changement climatique. 

L'absence de règles claires dans la nomination des experts est un vrai problème, un de plus, qui entache le travail du GIEC.

Mais revenons au billet de Donna Laframboise.

En voici une traduction maison.

Jo Moreau.

"Le GIEC devrait développer et adopter une politique rigoureuse quant aux conflits d'intérêt, qui s'appliquerait à toutes les personnes directement impliquées dans la préparation des rapports du GIEC".
Conseil inter-académique - Revue du GIEC 2010

En novembre 1995, le Groupe d'experts intergouvernemental sur le changement climatique (GIEC) a proclamé pour la première fois que les humains étaient la cause des changements climatiques. Cette conclusion se fondait alors sur une seule étude non-publiée. Quatre mois après cette déclaration, l'étude a été soumise à une revue de premier plan. Trois mois plus tard, elle était publiée.

Le monde a alors appris que 25% du personnel du GIEC chargé de prendre cette orientation cruciale était impliqué dans cette recherche. Neuf personnes, dirigées par Ben Santer, ont évalué le caractère pertinent de leur propre travail scientifique - et ont jugé que cela semblait suffisant pour changer l'orientation de l'histoire industrielle. Un premier conflit d'intérêt flagrant était né.

Les revues académiques reçoivent chaque année des milliers d'articles scientifiques de la part de chercheurs qui espèrent voir leur travail publié. Les documents sont envoyés à des tiers compétents pour évaluation. Ce système, connu sous le nom de peer review, présente de nombreuses lacunes. Mais quand le système fonctionne comme il est censé le faire, il freine les revendications exagérées.

Dans "Searching for the Catastrophe Signal", Bernie Lewin note que cette étude a été édulcorée pendant le processus de pré-publication. (Si les critiques des relecteurs sont jugées valables, les revues insisteront sur des modifications comme condition de publication).

Selon les termes de Lewin, le titre de la version publiée ne proclame aucune conclusion, mais décrit seulement le processus de recherche sur l'influence humaine (son accent). Le résumé qui l'accompagne nous dit qu'il est probable qu'une tendance de la température est «en partie due aux activités humaines, bien que de nombreuses incertitudes demeurent ...» (souligné par mes soins).

En d'autres termes, la première fois que des spécialistes extérieurs ont eu l'occasion de se pencher sur cette étude, ils ne furent pas convaincus par les conclusions péremptoires qu'en tira le GIEC. Les normes d'une revue scientifique sont évidemment plus élevées que celles d'un organe des Nations-Unies.

Un examen des procédures du GIEC en 2010 a identifié de nombreux domaines de préoccupation. Parmi eux, le fait surprenant que, 22 ans après sa création, le GIEC n'avait toujours pas de politique quant à d'éventuels conflits d'intérêts.

Les scientifiques du GIEC citent régulièrement leur propre travail - et se prononcent sur le travail d'autres scientifiques. Mais nous sommes priés de prendre leurs conclusions au sérieux.

Donna LAFRAMBOISE

Source:

Poutine montre au monde comment il pourrait commencer la troisième guerre mondiale avec le premier lancement réussi d'un système de missiles nucléaires 'invulnérable' qui vole à 10 fois la vitesse du son


La Russie a déclaré aujourd'hui avoir lancé avec succès un missile hypersonique capable de transporter une ogive nucléaire.

Le président Vladimir Poutine l'a qualifié "d'arme idéale" lorsqu'il a dévoilé un nouvel éventail d'armes de nouvelle génération plus tôt ce mois-ci.

Le missile Kinzhal (Dagger), de haute vitesse et haute précision, capable de voler à près de 7500 km/h sur 1250 miles, a été lancé à partir d'un avion intercepteur supersonique MiG-31 qui a décollé d'un aérodrome du sud de la Russie. 

"Le lancement s'est déroulé comme prévu, le missile hypersonique a atteint sa cible", a ajouté le ministère.


Voir vidéo sur le lien-source:

vendredi 9 mars 2018

Mise en scène d'un tireur actif dans une école (images qui peuvent être choquantes pour certaines personnes)

* Je garde ces images en espérant ne pas les voir dans les médias lors d'une prochaine tuerie en milieu scolaire...





Corée du Nord : pourquoi Kim Jong-un et Donald Trump ont accepté de participer à une rencontre historique

* L'apocalypse est remis à plus tard!

L'annonce d'un sommet entre les deux dirigeants, qui pourrait intervenir dès le mois de mai, est intervenue à la surprise générale. Jusqu'ici, jamais un chef d'Etat nord-coréen n'a rencontré un président des Etats-Unis.

L'un promettait à l'autre "le feu et la fureur", mais ils vont finalement se serrer la main. Donald Trump a accepté l'invitation du leader nord-coréen Kim Jong-un, qui avait "fait part de son désir" de rencontrer le président américain "le plus vite possible", et une entrevue aura lieu "d'ici fin mai", a expliqué vendredi 9 mars le conseiller national sud-coréen à la Sécurité, Chung Eui-yong, qui a servi de messager.

L'annonce intervient après un réchauffement des relations entre les deux Corées, autour des JO de Pyeongchang, mais ne représente pas moins une surprise. Et un événement historique. Il n'y a jamais eu, en effet, de rencontre entre un chef d'Etat nord-coréen et un président américain en exercice. Les menaces de Donald Trump et l'escalade des sanctions contre Pyongyang ont-elles payé ? Ou est-ce l'héritier de la dynastie Kim qui réussit un coup de maître et le président américain qui a tort d'espérer obtenir des concessions ? Franceinfo vous explique les raisons de cette rencontre inédite avec deux experts de la Corée du Nord.

Lire la suite:

jeudi 8 mars 2018

Un 6.6 en Nouvelle Guinée

* Plusieurs morts ont été comptés au cours des séismes des derniers jours.

http://quakes.globalincidentmap.com/

Le Congrès de Floride a approuvé mercredi une loi qui restreint l'accès aux armes à feu tout en ouvrant la voie à la possibilité d'armer certains enseignants et autres membres du personnel scolaire, en réponse à la tuerie récente dans une école à Parkland

Certains des survivants et des parents de victimes de Parkland étaient justement à Washington ce même jour pour exhorter les élus du Congrès américain à enfin durcir les lois sur les armes, alors que le débat enfiévré provoqué par cette fusillade se heurte aux profondes divisions bloquant depuis des années toute avancée sur la question.

Après une courte victoire au Sénat de la Floride lundi, la «loi de sécurité publique Marjory Stoneman Douglas» - du nom de l'école secondaire attaquée le 14 février - a été approuvée par 67 voix contre 50 à la Chambre des représentants de cet État du sud-est américain.

Pour entrer en vigueur, la mesure doit désormais être ratifiée par le gouverneur de Floride, Rick Scott, mais le républicain n'a pas encore déclaré s'il s'opposerait à son parti et y mettrait son veto.

Rick Scott s'est en effet publiquement opposé à la proposition du président Donald Trump d'armer les enseignants en réponse aux fusillades qui endeuillent régulièrement les écoles américaines.

La loi 7026 repousse de 18 à 21 ans l'âge minimum pour acheter tout type d'arme, une mesure contre laquelle s'était élevé le puissant lobby américain des armes à feu, la NRA. Elle interdit également les «bump stocks» - ces dispositifs permettant à un fusil semi-automatique de tirer en rafales quasi-automatiques - et veut en outre renforcer le financement des soins psychologiques.

«Pilule amère» 

Bien qu'elle adopte ces restrictions susceptibles de hérisser la NRA, la nouvelle loi inclut par ailleurs un nouveau «programme de gardiens» destiné à permettre d'«empêcher ou d'abattre un tireur en action dans un bâtiment scolaire». Après avoir été formé sur l'usage des armes et avoir subi des examens psychologiques, cette loi permettra donc à certains enseignants et à des membres du personnel scolaire d'être armés en Floride.

Le programme est réservé aux professeurs d'éducation physique et au personnel administratif, ainsi qu'aux seuls enseignants ayant une expérience dans l'armée ou les forces de l'ordre.

«Je comprends l'inquiétude que suscite ce programme de gardiens», a reconnu l'élu républicain Chris Latvala, en défendant son vote en faveur de la loi à la Chambre. Mais «si quelqu'un travaillant dans un établissement scolaire veut être formé pour aider à protéger les élèves, il devrait pouvoir le faire».

Des élus démocrates ont eux fait entendre leur désaccord avec cette partie de la loi, qu'ils ont toutefois jugée inévitable afin de faire adopter une réglementation plus stricte sur les ventes d'armes à feu.

«Je prends et j'avale cette pilule amère. Même si je ne préférerais pas, je ne peux pas me regarder dans un miroir et partir d'ici en me disant «je n'ai rien fait pour aider»», a ainsi déclaré le démocrate Joseph Geller.

«Cette loi apportait de bonnes choses mais vous l'avez détruite», a pour sa part regretté un autre élu du même parti, John Cortes.

«Combien d'enfants massacrés?» 

Ce sont les élèves de Parkland, où 17 personnes ont été tuées et une quinzaine blessées, qui ont poussé, par leur mobilisation d'une vigueur rare et poignante dans les jours ayant suivi le massacre, les élus à débattre de mesures concrètes pour faire face à la violence par armes à feu.

«Combien d'enfants vont devoir encore être massacrés?», a lancé à Washington l'un d'eux, David Hogg, à un groupe d'élus démocrates qui recevaient mercredi au Capitole des parents de victimes et des survivants de fusillades, ainsi que des enseignants et policiers. Aucun élu républicain n'était présent.

«On est arrivés à ce point où on dit qu'on va faire des choses... et rien ne se passe», a déploré David Hogg, âgé de 17 ans. «Il est temps d'agir.»

Pour Francine Wheeler, qui a perdu son petit garçon, Ben, lors de la fusillade à l'école de Sandy Hook, en 2012, la succession de drames s'abattant sur des familles américaines devrait enfin pousser les élus à agir.

«Mon argument repose sous Terre, à quelques kilomètres de ma porte d'entrée, dans le cimetière de la ville. Il aura six ans pour toujours», a-t-elle témoigné. «Je ne suis qu'une mère, dans une communauté endeuillée de plus en plus vaste.»

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