(...)
Le Programme des Nations unies pour l'environnement est l'un des plus importants de l'ONU, et le premier à avoir été implanté, au début des années 70, dans un pays émergent.
Son siège social est à Gigiri, près de Nairobi, capitale du Kenya, un pays qui a été la cible d'attentats terroristes dans un passé récent. Six des sept volets du programme sont établis à Nairobi, et l'organisation compte plus de 600 employés d'origines diverses.
Avec l'Organisation météorologique mondiale, ce programme a mis en place le «Groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat», le GIEC, qui, depuis 1988, est une référence mondiale en matière de réchauffement climatique.
Le programme a déjà été sous la responsabilité de Canadiens. De 1973 à 1975, il était sous la férule de Maurice Strong, premier président de l'Agence canadienne de développement international (ACDI). Strong a été l'un des fondateurs du GIEC, institué à la demande des sept pays industrialisés membres du G7, en 1988. Maurice Strong a été un mandarin important pour le gouvernement de Pierre Trudeau.
Par la suite, en 1993, la direction est revenue au Canada, avec Elizabeth Dowdeswell, qui a occupé le poste pendant cinq ans. Originaire d'Irlande du Nord, Mme Dowdeswell est maintenant lieutenante-gouverneure de l'Ontario. Ex-sous-ministre adjointe d'Environnement Canada, elle avait été élue à l'unanimité pour diriger le Programme des Nations unies pour l'environnement.
Depuis 2016, le Norvégien Erik Solheim était à la barre, mais il a dû quitter son poste en novembre dernier. Ancien ministre de l'Écologie en Norvège, il a été forcé de démissionner pour des dépenses inconsidérées - un demi-million de dollars en voyages et en dépenses injustifiées, à un moment où l'ONU doit s'imposer un régime minceur.
Source:



