samedi 7 février 2026

L'Iran est-il condamné à être détruit?

Selon les sionistes religieux modernes, le sort de l’Iran (identifié comme la Perse biblique) est vu à travers une double lecture, soit géopolitique et eschatologique. D'un côté, la Perse est perçue comme un acteur majeur du conflit final, et de l'autre comme un instrument de délivrance.

L’Iran est perçu comme l’ennemi existentiel numéro un d’Israël et comme le principal commanditaire de "l'axe de la résistance" (Hezbollah, Hamas, Jihad islamique, Houthis, milices en Irak/Syrie). Toujours selon la perspective sioniste, qui influence puissamment l'administration Trump [qui dicte ses politiques au Moyen-Orient], la puissance iranienne menace directement la survie d’Israël via "ses proxies", son programme de missiles balistiques et nucléaire.


Pour beaucoup de sionistes religieux, la confrontation avec l’Iran n’est pas négociable: c’est une guerre de survie nationale et spirituelle (s'appuyant sur "l'alliance éternelle"). Des frappes contre les installations nucléaires ou les infrastructures iraniennes sont considérées comme un commandement (une mirzvah).

Certains rabbins et idéologues sionistes soutiennent que l’État d’Israël a le devoir divin de neutraliser cette menace par la force, même au risque d’une guerre régionale, car laisser l’Iran acquérir l’arme nucléaire serait une trahison de la mission messianique de l’État juif.

Selon l’interprétation dominante chez les sionistes religieux, l’Iran participe à une invasion massive contre Israël (la guerre de Gog et Magog) dans les "derniers jours". Cette attaque survient quand Israël est déjà retourné sur sa terre, prospère et sécurisé [partiellement] ce qui, selon cette interprétation, correspond à l’État moderne d’Israël. Dieu intervient directement pour détruire cette coalition et l’Iran (Perse) est anéanti militairement et surnaturellement,  sur les "montagnes d'Israël".

Les sionistes religieux croient que c'est après cette défaite spectaculaire que toute l'humanité va reconnaitre l'action souveraine de Dieu, le statut divin de l'État d'Israël et du peuple juif. Cette "victoire de Dieu et de son peuple" contre les ennemis de la paix mondiale marquera l’ouverture complète de l’ère messianique, soit l'arrivée du Mashia’h, la reconstruction du Temple (souvent vue comme post-Gog/Magog), le rassemblement final des exilés et la "paix et sécurité" planétaire.

Pour le christiannisme, le Christ est la "nouvelle alliance", il est l'accomplissement des promesses de la "terre promise". Le Temple est le corps du Christ et l'Église, la rédemption finale concerne tous les peuples en Christ, non une expansion terrestre exclusive de l'Israël national. La vraie descendance d'Israël/Abraham n'est pas biologique, mais spirituelle (par la promesse et la foi).

« Car ce n'est pas tous ceux qui sont issus d'Israël qui sont Israël ; et ce n'est pas tous ceux qui sont issus d'Abraham qui sont sa postérité ; mais il est dit : En Isaac sera appelée ta postérité. Cela signifie que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité. »

Romains 9:6-8

 

« Ce n'est pas ce qui est extérieur qui fait le Juif, ni ce qui est extérieur dans la chair qui fait la circoncision. Mais c'est ce qui est intérieur qui fait le Juif, et la circoncision est celle du cœur, dans l'esprit, et non dans la lettre. »

Romains 2:28-29

 

« Comprenez donc que ceux qui ont la foi, ceux-là sont fils d'Abraham. [...] Ainsi, ceux qui ont la foi sont bénis avec Abraham, l'homme de foi. »

Galates 3: 7-9

 

« Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n'est pas dit : et à ses postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs ; mais comme s'il s'agissait d'une seule : et à ta postérité, c'est-à-dire Christ. »

Galates 3:16

 

« Il n'y a plus ni Juif ni Grec ; il n'y a plus ni esclave ni libre ; il n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse. »

Galates 3:28-29

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