Depuis plusieurs mois, je suis de près les analyses de Douglas Macgregor, Scott Ritter et Daniel L. Davis. Ces anciens hauts gradés de l’armée américaine bénéficient d’une forte visibilité sur de multiples plateformes où ils sont régulièrement invités pour commenter la situation au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine ou d’autres conflits.
Leur passé militaire leur confère une légitimité d’experts que les médias et les tribunes mettent souvent en avant pour valider ou critiquer les choix tactiques et stratégiques des États-Unis et de leurs alliés.
Ce qui frappe dans leurs interventions, c’est leur convergence sur plusieurs points:
Promotion active d’un monde multipolaire
Tous trois insistent sur le déclin inévitable de l’hégémonie américaine et défendent une transition vers un ordre mondial multipolaire. Leurs analyses soulignent les limites et faiblesses de la puissance US et préconisent un équilibre entre plusieurs pôles (Russie, Chine, Inde, etc.). Ils décrivent un futur où les grandes puissances gèrent chacune leur sphère d’influence tout en s’accordant sur des règles communes en matière de finance, technologie et ressources.
Cette vision d’une "gouvernance globale" partagée entre puissances évoque étrangement les idées promues historiquement par des figures comme Henry Kissinger, les Rockefeller et les Rothschild!
Elle rejoint aussi l’une des prédictions du Forum économique mondial pour 2030:
Tous ces éléments ne remettent pas forcément en cause la validité de chaque analyse qu'ils font, mais ils invitent au discernement. Nous avançons dans un épais brouillard médiatique et une apparente légitimité peut en fait servir de voile à un agenda programmé. Il faut donc se poser la question: à qui profite ce narratif?
Ce qui frappe dans leurs interventions, c’est leur convergence sur plusieurs points:
Promotion active d’un monde multipolaire
Tous trois insistent sur le déclin inévitable de l’hégémonie américaine et défendent une transition vers un ordre mondial multipolaire. Leurs analyses soulignent les limites et faiblesses de la puissance US et préconisent un équilibre entre plusieurs pôles (Russie, Chine, Inde, etc.). Ils décrivent un futur où les grandes puissances gèrent chacune leur sphère d’influence tout en s’accordant sur des règles communes en matière de finance, technologie et ressources.
Cette vision d’une "gouvernance globale" partagée entre puissances évoque étrangement les idées promues historiquement par des figures comme Henry Kissinger, les Rockefeller et les Rothschild!
Elle rejoint aussi l’une des prédictions du Forum économique mondial pour 2030:
"Une poignée de pays domineront".
Une tendance pro-russe
Les trois analystes ont toujours eu une lecture très favorable à la Russie dans le conflit ukrainien. Comme de nombreux propagandistes pro-Russie, ils ont une critique virulente du "libéralisme occidental décadent", ils défendent les "valeurs traditionnelles" et présentent la Russie comme un rempart civilisationnel face à l’hégémonie américaine. Voilà des idées très proches de la pensée d’Alexandre Dugin (eurasianisme, multipolarité civilisationnelle contre l’unipolarité atlantiste).
Ils bénéficient d’une forte audience, dont des invitations fréquentes chez Tucker Carlson, lui aussi un promoteur de la gouvernance multipolaire et dénonciateur de 'l'Occident décadent" au profit du traditionalisme. Ils sont invités régulièrement sur des médias alternatifs très populaires et ils ne semblent pas du tout souffrir de la censure ni du shadowban...
Un élément particulièrement troublant concerne Scott Ritter: il a été condamné pour des infractions sexuelles graves liées à une opération d’infiltration en ligne (échanges explicites et acte sexuel devant webcam avec un policier se faisant passer pour une mineure de 15 ans). Il a été reconnu coupable sur six chefs d’accusation (dont contact illégal avec un mineur, corruption de mineurs, etc.), condamné à 18 à 66 mois de prison (dont environ 2,5 ans purgés), et il a été classé comme "prédateur sexuel violent" (ce qui implique une surveillance à vie).

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