L’article a le mérite de souligner l’influence réelle d’une certaine théologie évangélique sur la politique étrangère américaine. Cependant, il commet un amalgame dangereux en présentant "les évangéliques" comme un bloc homogène et uniforme.
Tous les évangéliques ne sont pas pro-Trump et ne croient pas que l’État moderne d’Israël soit l’accomplissement littéral des promesses bibliques. Encore moins que les conflits actuels au Moyen-Orient, particulièrement la guerre contre l’Iran, constituent une étape positive du plan divin qu’il faut encourager.
L’idée selon laquelle tout bon chrétien se doit de soutenir inconditionnellement Israël, y compris ses actions militaires, ne reflète absolument pas l'ensemble des convictions évangéliques.
Le sionisme chrétien est bien présent parmi une frange influente d’évangéliques américains. Ils sont liés à des megachurches, à des pasteurs extrêmement influents (John Hagee, Greg Locke, Paula White, Amir Tsarfati, etc.) et à plusieurs figures politiques au sein de l'administration Trump. Ce courant sioniste chrétien exerce une influence électorale majeure, surtout au sein du Parti républicain, mais il ne représente pas l’ensemble du monde évangélique.
La majorité des évangéliques ont une affection biblique pour le peuple juif et reconnaissent le droit à Israël d'exister, mais beaucoup refusent l’idée d’un soutien aveugle aux politiques israéliennes ou à toute entrée en guerre "au nom de la volonté divine".
Une proportion non négligeable d’évangéliques, dont je fais partie, dénonce précisément cette "lubie" qui consiste à cautionner la guerre ou une escalade militaire au nom d’une lecture prophétique. Les Écritures nous appellent avant tout à rechercher la paix (Psaume 34:15, Matthieu 5:9), à aimer notre prochain (y compris nos ennemis), à exercer la justice et à faire preuve de sagesse: le chrétien n'est pas appelé à soutenir la guerre. Transformer un conflit géopolitique en un scénario divin où l’on devrait "choisir son camp" va à l’encontre des Écritures.
L’autre danger, est de promouvoir dans la sphère publique l’image caricaturale des évangéliques "pro-Trump", pro-guerre et pro-sionistes. Beaucoup de chrétiens critiquent les décisions politiques (qu’elles viennent de Trump ou d’autres), et refusent que leur foi soit réduite à de la partisanerie. Nous pouvons aimer le peuple juif, comme tout autre peuple, et reconnaître les souffrances historiques des Juifs sans pour autant endosser une vision apocalyptique qui instrumentalise les conflits actuels.
Réduire des dizaines de millions de chrétiens évangéliques à cette image de "fanatiques religieux" qui se réjouissent de la guerre et qui portent une casquette MAGA est non seulement inexact, mais cela alimente les préjugés et déforme l'image des chrétiens.
Les évangéliques dont je fais partie, plaident pour la paix, pour la justice et ne se réjouissent pas de la guerre.
Trump affiche plutôt des traits de caractère que Dieu déteste: il est orgueilleux, fanfaron, arrogant, narcissique, menteur, surnois et vindicatif. Il incarne en fait l’antithèse des fruits de l'Esprit: l'amour, la tempérance, la patience, la bienveillance, la douceur...
Tous les évangéliques ne sont pas pro-Trump et ne croient pas que l’État moderne d’Israël soit l’accomplissement littéral des promesses bibliques. Encore moins que les conflits actuels au Moyen-Orient, particulièrement la guerre contre l’Iran, constituent une étape positive du plan divin qu’il faut encourager.
L’idée selon laquelle tout bon chrétien se doit de soutenir inconditionnellement Israël, y compris ses actions militaires, ne reflète absolument pas l'ensemble des convictions évangéliques.
Le sionisme chrétien est bien présent parmi une frange influente d’évangéliques américains. Ils sont liés à des megachurches, à des pasteurs extrêmement influents (John Hagee, Greg Locke, Paula White, Amir Tsarfati, etc.) et à plusieurs figures politiques au sein de l'administration Trump. Ce courant sioniste chrétien exerce une influence électorale majeure, surtout au sein du Parti républicain, mais il ne représente pas l’ensemble du monde évangélique.
La majorité des évangéliques ont une affection biblique pour le peuple juif et reconnaissent le droit à Israël d'exister, mais beaucoup refusent l’idée d’un soutien aveugle aux politiques israéliennes ou à toute entrée en guerre "au nom de la volonté divine".
Une proportion non négligeable d’évangéliques, dont je fais partie, dénonce précisément cette "lubie" qui consiste à cautionner la guerre ou une escalade militaire au nom d’une lecture prophétique. Les Écritures nous appellent avant tout à rechercher la paix (Psaume 34:15, Matthieu 5:9), à aimer notre prochain (y compris nos ennemis), à exercer la justice et à faire preuve de sagesse: le chrétien n'est pas appelé à soutenir la guerre. Transformer un conflit géopolitique en un scénario divin où l’on devrait "choisir son camp" va à l’encontre des Écritures.
L’autre danger, est de promouvoir dans la sphère publique l’image caricaturale des évangéliques "pro-Trump", pro-guerre et pro-sionistes. Beaucoup de chrétiens critiquent les décisions politiques (qu’elles viennent de Trump ou d’autres), et refusent que leur foi soit réduite à de la partisanerie. Nous pouvons aimer le peuple juif, comme tout autre peuple, et reconnaître les souffrances historiques des Juifs sans pour autant endosser une vision apocalyptique qui instrumentalise les conflits actuels.
Réduire des dizaines de millions de chrétiens évangéliques à cette image de "fanatiques religieux" qui se réjouissent de la guerre et qui portent une casquette MAGA est non seulement inexact, mais cela alimente les préjugés et déforme l'image des chrétiens.
Les évangéliques dont je fais partie, plaident pour la paix, pour la justice et ne se réjouissent pas de la guerre.
Donald Trump se déclare chrétien et il a reçu un fort soutien de nombreux évangéliques. Certains le voient même comme un instrument de Dieu (le comparant à Cyrus dans l’Ancien Testament) choisi pour protéger les valeurs judéo-chrétiennes.
Personne n’est parfait. Mais un leader qui produit des fruits contraires à l'Esprit ne peut pas être présenté comme un modèle ou un témoignage de ce qu’est un "bon chrétien".
Réduire des dizaines de millions de chrétiens évangéliques à l’image de fanatiques religieux pro-guerre, pro-Trump et pro-sionistes est non seulement inexact, mais profondément injuste. La vraie espérance chrétienne ne repose pas sur une quelconque réjouissance face à la guerre parce qu'elle accompli prétendument le plan de Dieu, ni sur des calculs prophétiques, mais sur Jésus-Christ: le prince de la Paix.


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