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vendredi 11 novembre 2016

Syrie : Barack Obama veut finalement abattre les dirigeants du Front al-Nosra, lié à Al-Qaïda

* Trump a dénoncé, tout au long de sa campagne, la stupidité de la stratégie de guerre au terrorisme de Washington et voilà que l'administration américaine, au lendemain de l'élection, annonce vouloir s'attaquer aux racines du terrorisme. Drôle d'adon! 

Alors que Washington pourrait revoir ses priorités en Syrie suite à l'élection de Donald Trump, Barack Obama a demandé à l'armée de cibler le groupe terroriste rebelle Front al-Nosra, qui avait jusqu’alors été largement ignoré par les Etats-Unis.

Des hauts fonctionnaires du gouvernement américain ont indiqué au célèbre quotidien The Washington Post que l’actuel président Barack Obama avait réclamé la mise en œuvre de moyens supplémentaires pour lutter contre le groupe djihadiste Fateh al-Cham (anciennement baptisé Front al-Nosra) en Syrie. Barack Obama demande que le Pentagone affecte davantage de drones et d’agents des services de renseignement à cet effet.

Selon les sources, Barack Obama s’inquiéterait du fait que de nombreuses bases opérationnelles du groupe terroriste Al-Qaïda soient mises en place en Syrie, aux portes du continent européen.

En effet, si l’ex-Front al-Nosra, qui jusque récemment se faisait également appeler Al-Qaïda en Syrie, a assuré qu’il avait rompu tout lien avec cette dernière organisation en juillet 2016, les fonctionnaires américains émettent de gros doutes.

Pour cause, les services secrets étasuniens ont informé Barack Obama de la coopération qui se poursuit dans le nord de la Syrie entre le Front Fateh al-Cham et de hauts dirigeants pakistanais et afghans d’Al-Qaïda, révèle le journal. Par ailleurs, le renseignement américain a également mis en garde quant à la possibilité que l’organisation terroriste tente de se substituer à Daesh, qui perd du terrain.

Si le Front Fateh al-Cham, en pointe du combat contre le gouvernement syrien, ne constituait jusqu’alors pas une priorité pour Washington, ce revirement de Barack Obama pourrait marquer la volonté de faire de la lutte anti-terroriste une priorité américaine en Syrie, au détriment des efforts visant à faire pression sur Bachar el-Assad.

Depuis plusieurs mois, l'attitude de Washington envers le Front Fateh al-Cham constitue une importante pomme de discorde avec la Russie dans le conflit syrien. La diplomatie russe accuse en effet les Etats-Unis de ne pas dissocier, volontairement, l'organisation djihadiste des soi-disants «rebelles modérés». Soulignant le manque d'actions entreprises contre le Front Fateh al-Cham, Moscou soupçonne par ailleurs Washington de vouloir utiliser le groupe pour renverser Bachar el-Assad.

Le revirement de Barack Obama se rapproche de la position défendue par le nouveau président élu Donald Trump, qui entrera en fonction le 20 janvier 2017. Au cours de sa campagne, le Républicain a plusieurs fois fait part de sa volonté de faire du combat contre les groupes terroristes la priorité absolue des Etats-Unis en Syrie, ne rejetant pas la possibilité d’une coopération avec Moscou dans ce domaine.

Source:
https://francais.rt.com/international/28847-obama-demande-pentagone-abattre-dirigeants-front-al-nosra-syrie

8 commentaires:

  1. Il a trop peur qu'il parle et raconte au monde qui est le véritable Obama.

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  2. Aucun président américain n'a fait la guerre aussi longtemps qu'Obama
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    Huit années de guerres ininterrompues.
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    Il était le candidat qui voulait mettre fin à la guerre en Irak et pourtant, jamais un président américain n'a été en guerre aussi longtemps. Le New York Times revient sur les huit années de présidence Obama et indique que «si les États-Unis restent au combat en Afghanistan, Irak et Syrie jusqu'à la fin de son mandat [...] il deviendra de façon assez improbable le seul président dans l'histoire du pays à accomplir deux mandats entiers à la tête d'un pays en guerre». Franklin D. Roosevelt, Lyndon Johnson, Richard Nixon ou encore Abraham Lincoln ne peuvent pas en dire autant.
    Une carte de The Atlantic fait d'ailleurs le point sur tous les théâtres des interventions militaires américaines, aujourd'hui.
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    En plus de la guerre en Afghanistan, les auteurs ont pris en compte les guerres menées par les drones au Pakistan, en Somalie et au Yémen, la lutte contre Daech en Irak et en Syrie, ainsi que deux autres «missions de conseils et d'assistance», au Cameroun contre Boko Haram, et en Ouganda, contre la LRA de Joseph Kony.
    Pourtant Obama était loin de se présenter comme un va-t-en-guerre lors de la campagne présidentielle américain 2008. The Atlantic rappelle que sa campagne était basée sur la promesse d'une fin de la guerre en Irak et celle de mener correctement la guerre en Afghanistan.
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    «Lors de sa première adresse inaugurale, il avait également promis une politique étrangère qui s'appuierait plus sur la diplomatie et mois sur l'armée.»
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    Mais comme le rappelle, le New York Times, Barack Obama avait vite fait le deuil de toutes ces volontés:
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    «Barack Obama a reconnu rapidement la contradiction entre son message de campagne et la réalité à laquelle il faisait face une fois à la tête du pays. Quand il accepté le Prix Nobel de la paix, en décembre 2009, il a déclaré que l'humanité devait réconcilier "deux vérités en apparence irréconciliables —que la guerre est parfois nécessaire, et qu'elle est aussi, à un certain niveau, l'expression de la folie humaine".»
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    Si le président américain a considérablement réduit le nombre de troupes au sol, il a aussi largement développé le programme de drones. Résultat, conclut The Atlantic, si Obama ne cherchait pas à terrasser de nouveaux dragons à son arrivée à la Maison Blanche, huit ans après, «les dragons sont toujours là, mais ceux qui les chassent ont désormais tendance à opérer dans les airs —ou dans l'ombre».
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    http://www.theatlantic.com/…/obama-doctrine-wars-nu…/474531/

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  3. http://breizatao.com/2016/11/12/donald-trump-annonce-que-les-usa-ne-soutiendront-plus-les-islamistes-en-syrie-et-confirme-le-rapprochement-avec-la-russie/

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    1. Je crains un personnage aussi narcissique qui contrôle très mal ses débordements émotifs, mais je dois dire que ses propositions et ses positions sont des plus logiques.

      Cet homme ne peut qu'apporter la controverse et l'instabilité, à mon sens, même si ses politiques et orientations nous paraissent des plus sensées. Je ne crois pas que Trump va rendre "l'Amérique encore meilleur", "ils" ne le laisseront pas faire...

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  4. En fait,il est a bâtir son équipe et elle sera l'une des plus forte politiquement depuis longtemps,puisque majoritaire.

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  5. je crois fermement que l'Arabie Saoudite va le plus souffrir de la non élection de Clinton et du départ d"Obama. Ils sont parvenu a acheter les droits de l'homme,a financer DAESH, mais cette fois l'alliance USA ASSAD RUSSIE va leur faire tres mal. Je ne serais pas surpris dans moins de deux ans de voir naître la guerre,retenue depuis longtemps, IRAN conte les Émirats. Je ne connais pas la mentalité de Trump par rapport a Israel mais encore une fois,ca va brasser la bas.

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    1. Trump, comme c'est la tradition aux States, a parlé d'amour indéfectible entre Israël et les usa, un grand classique, mais a également lâché dans une interview à propos du "conflit" entre Israël et la Palestine, que l'un des deux ne souhaitait pas la paix...en insinuant très fort l'Etat hébreu, bien sûr....

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  6. Quel traître, après les avoir soutenus il veut les supprimer, cela me rappelle Sarkozy avec kadhafi, tous des hommes sans honneur, tous aussi satanistes et pédophiles, il faut tirer la chasse.

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