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dimanche 28 janvier 2018

Deux singes clonés, mais des retombées douteuses

Coup de tonnerre dans le monde de la génétique : des chercheurs chinois annoncent avoir modifié le génome d'embryons humains

La DARPA et ses "super-soldats"

Les super soldats US du futur seront des transhumains génétiquement modifiés, capables d’exploits surhumains

Expériences supposément commanditées par Staline pour créer des hybrides d'homme et de singe dans les années 20!

Les génomes désormais modifiables à volonté

Le généticien David Suzuki a récemment exprimé son inquiétude disant que les êtres humains font partie d'une "expérience génétique massive" depuis de nombreuses années et que les intentions de la biotechnologie vont au-delà de l'argent

150 créatures hybrides homme-animal ont été produites dans des laboratoires au Royaume-Uni: Les embryons ont été cultivés secrètement dans les trois dernières années

La plus grande entreprise de biotechnologie de Chine recueille cette année 2000 génomes de personnes parmi les plus intelligentes de la planète pour augmenter l'intelligence de la société chinoise d'au moins 5% (anglais)

Les scientifiques vont un jour faire pousser les humains comme les roses: une équipe de 130 des plus grands généticiens du monde ont annoncé dans la revue Science qu'ils espèrent construire un génome humain entièrement synthétique


Le clonage de ces deux singes — ou transfert de noyau cellulaire somatique — annoncé en grandes pompes mercredi et paru dans la revue Cell, pourrait-il vraiment conduire à tout cela ? Chaque nouvelle percée en technologies de la reproduction ou en génétique est systématiquement accompagnée d’un florilège d’applications médicales… mais qui sont toujours dans un avenir indéterminé. Le clonage de la brebis Dolly, en 1996, était lui aussi censé être le premier pas vers de nouvelles applications pour traiter ces maladies, en plus du clonage humain.

En fait, c’est le clonage de singes qui était censé être l’étape suivante après Dolly. Il s’est heurté à un niveau de complexité beaucoup plus élevé que prévu. Vingt-trois autres espèces de mammifères ont été clonées depuis deux décennies — dont des chiens et des chats — avant la réussite annoncée cette semaine (d’autres chercheurs y étaient arrivés en 2000, mais en faisant se diviser un embryon de macaque après qu’il eut été fertilisé, produisant donc un simple frère jumeau). Et encore, rien que pour le succès annoncé mercredi, il a fallu à l’équipe de l’Institut des neurosciences de l’Académie chinoise des sciences passer par 79 embryons implantés ; seulement six grossesses ont commencé et une seule est arrivée à terme.

Outre que le clonage humain est illégal dans plus de 70 pays [il reste 123 pays où ce n'est pas illégal!], même un laboratoire à qui son gouvernement donnerait carte blanche ferait face aux mêmes difficultés auxquelles ont fait face ceux qui ont tenté de cloner ces deux premiers macaques.

Certes, le singe est, génétiquement, plus près de nous que la brebis, d’où l’intérêt pour les scientifiques qui espèrent créer des souches de macaques chez qui ils pourraient investiguer les effets de la modification de tel ou tel gène lié à telle ou telle maladie chez nous. Mais même cette possibilité de créer des souches génétiquement modifiées de macaques pour investiguer l’Alzheimer ou le Parkinson n’est pas gagnée d’avance, considérant les coûts associés à l’entretien d’un primate — par rapport à une souris — et les considérations morales — plusieurs universités depuis 20 ans ont cessé ou considérablement ralenti leurs recherches sur les primates.

Source:
http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2018/01/26/deux-singes-clones-retombees-douteuses

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